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 Just follow your arrow wherever it points [PV Loulou ♥]

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Chibi
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Passe-temps : Jeux vidéos (style Amnesia, Skyrim *O*, Left 4 dead), lire, dessiner, voir des amis (parce que Oui j'en ai (: ) et genre... ah ouais. Écrire aussi. Ça m'arrive quand je déserte pas
Manga préféré : Devil Devil, Fruits Baskets, Full Moon wo sagashite, Love Hina, Angel Sactuary
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MessageSujet: Just follow your arrow wherever it points [PV Loulou ♥]   Sam 7 Déc 2013 - 22:08


    Ce n’est pas qu’elle était plus généreuse que les autres ou qu’elle voulait aider. Ce n’est pas non plus qu’elle était une psychopathe non assumée ne souhaitant pas se retrouver en taule et qui se rapprochait de ces gens pour le simple plaisir de les voir crever. Quand elle était à leur chevet, elle ne leur parlait pas plus qu’elle ne parlait en général. Un mot par ci, un mot par là. Elle était plus du genre à écouter. Elle avait déjà été auprès d’enfants et elle n’avait pas trouvé ça plus dur. C’étaient des âmes comme les autres, moins vieilles peut-être, mais tout de même. Non franchement, ce n’est pas qu’elle aimait particulièrement faire du bien ou qu’elle ressentait du plaisir à voir des gens crever devant elle.

    C’était seulement juste.

    C’était son devoir.

    Sara avait 22 ans. Elle faisait du bénévolat dans de nombreux hôpitaux auprès des grands malades, et elle y occupait la plupart de son temps libre. Comme cela fut déjà dit, elle n’y allait pas pour le plaisir d’accomplir une bonne action. Elle se sentait simplement obligée d’accompagner ces gens vers le repos éternel. Elle était emplie d’un sens du devoir étrange qu’elle-même ne comprenait pas. C’était juste… la bonne chose à faire. Chaque matin, elle parcourait méticuleusement  la revue nécrologique des six journaux auxquels elle était abonnée, en découpait une trentaine de photos, aléatoirement, qu’elle affichait sur le babillard de sa cuisine. Le lendemain matin, elle les changeait pour de nouvelles photos. Ça aussi, c’était son devoir. Peut-être parce que personne sauf elle ne le ferait, peut-être parce qu’elle avait un grand esprit et qu’elle savait honorer les morts, mais surtout parce qu’une partie extrêmement ancienne d’elle-même lui dictait de le faire.

    Ainsi allait la vie de notre demoiselle, qui se levait chaque matin à 6h, se préparait, mangeait, réalisait sa corvée de journaux puis, à 9h, se rendait à l’hôpital le plus près pour une petite session de bénévolat avec l’aile des cancéreux.

    Généralement, les infirmiers la traitaient de weirdo. Parce qu’elle n’allait pas voir ces gens pour faire un don à la communauté ou parce qu’elle avait perdu quelqu’un de la maladie. Non. Elle était juste là, dans le groupe de support, à ne pas dire un mot. Dans la chambre de son patient assignée lors des rencontres deux-à-deux, sans vraiment parler. Elle ne tentait pas de les réconforter s’ils pleuraient, qu’ils pleurent. Le seul sujet qui la rendait loquace était celui de la mort. De la mort imminente de ces gens. Elle leur disait d’accepter cette mort, qu’elle savait qu’ils partaient pour un autre monde –notez ici que je ne dis pas un monde meilleur-. Pour certains, c’était de la complète merde. Ils ne la croyaient pas, mais face à son insistance, il n’y en avait pas un qui n’avait pas flanché.  Elle avait cet effet sur les gens lorsqu’elle parlait de la fatalité. Et lorsqu’on nous dit « ce n’est pas vraiment la fin » et qu’on est en phase terminale, le plus souvent, on y croit.

    Mais ce n’est pas pour vous la venter que je vous raconte son histoire. Non. C’est parce que ce matin là, Sara s’était levée comme à son habitude et, après un déjeuner avec son colocataire, était partie pour l’hôpital. Elle avait revêtit un simple chandail blanc qui collait son corps mince plutôt dépourvue de formes. Ses cheveux noirs, drus et frisés étaient remontés dans une couette haute qui lui arrivait dans le haut du dos. Sa peau était matte et ses traits délicats. Elle avait néanmoins un nez en bec d’aigle et deux yeux gris glaciaux qui contrastaient avec l’apparence douce du reste de son visage. Et ses yeux gris scrutaient avec insistance le couloir du premier étage de l’hôpital alors qu’elle était à la recherche de l’ascenseur qui la mènerait au troisième.

    XXX
    La main de Turan se crispa précipitamment sur la hanche qu’elle tenait, son dos s’arqua une énième fois et il finit par rouler sur le côté, légèrement soufflant et un grand sourire étirant ses lèvres en une moue de gamin satisfait de lui-même. Un corps humide de sueur se colla au sien, des lèvres se déposant paisiblement sur sa clavicule, un souffle chaud arrivant répétitivement dans son cou au rythme des halètements diminuant de l’être. Le menton accoté sur la tête de l’autre personne, Turan passa un bras paresseux autour de la taille qui s’offrait à lui et finit par s’endormir, pas qu’il fut réellement épuisé ou satisfait.

    Il en fallait plus pour le satisfaire qu’une simple baise, aussi. En fait, il ne se souvenait pas avoir fait la rencontre de quelqu’un qui ait su réellement apaiser son appétit sexuel. Ce n’était pas de sa faute. Il aimait les corps, il aimait toucher chaque parcelle de chaque être humain qu’il trouvait un moindrement attirant. Il aimait passer ses lèvres partout sur quelqu’un, balayer de ses main l’intégralité d’une personne. Il ne pouvait jamais avoir assez de plaisir et était toujours près pour un second tour.

    XXX

    C’était le matin. Turan se leva sans grande difficulté, frais comme une rose. Il enfila un boxer, un pantalon de pyjama noir et sa chemise de la veille, la laissant détachée. Il ne prit pas la peine de regarder la personne qui était toujours étendue dans ses draps et se dirigea vers la cuisine où il retrouva Sara. Il lui lança son grand sourire de gamin, ses yeux noisette étincelants.

    « Va savoir comment tu fais pour être d’aussi bonne humeur quand tu te lèves » marmonna-t-elle
    Il prit le temps d’aller se remplir une tasse de café en tassant une mèche blonde bouclée de ses yeux avant de répondre.  

    «  Ah, il suffit d’avoir une bonne nuit! », répondit-il avec entrain
    « Ya quelqu’un dans ton lit? »

    C’était une affirmation

    « Je ne serais pas revenu couché sinon »
    « Bordel tu te tapes quelqu’un à tous les soirs! »
    « Parfois, c’est plus »

    Et elle savait que c’était vrai alors elle retourna à ses toasts sans ajouter un mot. Pas que ça la dérangea franchement : elle dormait d’un sommeil de pierre et sa chambre était de toute façon au sous-sol. Et puis, à part ses penchant quasi nymphomanes, Turan était quelqu’un de très bien. Il était drôle, attentionné la plupart du temps, et si on oubliait son narcissisme tout sauf latent, il était vraiment le colocataire parfait. En plus, il offrait franchement une jolie vue. C’était une statue grecque qui avait pris forme humaine : 25 ans, des boucles blondes qui lui arrivait à la mâchoire qu’il avait de carrée, des yeux innocents de gamin, des lèvres charnues et sensuelles et un corps bien musclé au teint clair. Aussi, un paire de fesses parfaites, pas que Sara ait regardé. Elle finit par laisser s’échapper un petit rire du fond de sa gorge et par demander :

    « Alors, une fille, un gars, les deux? »
    « Honnêtement, j’suis pas sur. Mais je crois que c’était un gars, il avait un pénis, j’pense »
    « J’savais pas que tu les prenais petits maintenant… »
    « Mais non! Je me suis seulement plus concentré sur moi, cette nuit »
    « Oh, monsieur est égoïste »

    Des bruits de pas, puis un homme à moitié à poil qui débarquait dans la cuisine. Pas trop grand, un certain charme. Une barbe de deux trois jours, de grands yeux noirs de chien battu et, oh, un tatou sur les côtes gauches qui allait jusqu’à son dos et, elle supposait, jusqu’à la base de ses fesses. Sara pencha imperceptiblement la tête pour observer ce majestueux derrière puis, à l’air confus du jeune homme, décida qu’il était temps de partir, quittes à avoir deux heures à perdre à se balader dans les rues de la ville. L’autre mec commençait à devenir nerveux :

    « Euh, je suis désolé je ne savait pas qu’il… euh… que »
    « chuuuut. Ne t’en fais pas très cher, je suis toute sauf en couple avec ce nymphomane. Maintenant Turan, je vous laisse en tête à tête, c’est l’heure d’aller à l’hôpital »

    Elle passa derrière la conquête de son colocataire et lui flanqua une tape sur les fesses

    « Aussi, félicitations pour le joli cul! »

    Elle éclata d’un rire qui semblait mauvais, attrapa son sac et son manteau et franchit la porte d’entrée. Turan ne tenta même pas d’expliquer les raisons du comportement de Sara à l’autre homme, il se concentra plutôt sur son café.

    XXX

    7h30. On a fait déjeuner le garçon, on l’a laissé prendre une douche et gentiment foutu dehors en lui disant qu’on allait le rappeler. Spoiler : on ne le rappellera pas. C’est bien mignon une nuit, mais il y tellement d’autres personnes à essayer dans ce monde! Enfin, Turan s’était lui-même douché –peut-être ou peut-être pas avec l’autre garçon- et, à 8h, avait prit sa moto et s’était rendu jusqu’à son lieu de travail. Il était propriétaire d’un petit aquarium bien situé dans la ville. Il avait une sorte de fascination pour les créatures marines : il les trouvait élégantes et mystérieuses et franchement, il ne devait pas être seul, car son entreprise était tout à fait rentable. Il arriva, salua sa secrétaire et planifia de s’enfermer dans son bureau mais elle le retint un instant :

    « Monsieur vous aviez un rendez-vous à 8h00 –il était 8h30-, quelqu’un pour une entrevue. Il est dans votre bureau »
    « Oh… C’était aujourd’hui? »

    Il n’attendit pas de réponse et ouvrit la porte de son bureau, en entrant d’un pas aérien. Il devait faire une entrée comme dans un film, les cheveux dans le vent et la musique en arrière plan. Il s’assit à sa chaise et lança un sourire charmeur à son interlocuteur avant de daigner poser ses yeux sur la personne.

    « Pardonne mon retard… nous allons pouvoir commencer »
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Loulou
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MessageSujet: Re: Just follow your arrow wherever it points [PV Loulou ♥]   Lun 9 Déc 2013 - 16:15

On ne faisait pas plus opposés que les jumeaux Adam et Jensen.
Le premier était un petit ange tombé du ciel. Un petit chérubin facile à vivre qui comblerait tous les parents par son attitude calme et douce et son affection débordante. Le second, de 14 minutes l'aîné, était une vraie tête de mule qui se lassait rapidement si on avait le malheur de lui accorder plus d'attention qu'il n'en désirait. Le premier avait toujours démontré un besoin d'amour et d'affection, trouvant une nécessité dans chaque geste, chaque parole à son égard, aspirant à toujours plus de bien-être provoqué par l'attention d'un autre individu sur lui. Ce pouvait en devenir adorable, de voir son regard s'illuminer à chaque approbation, chaque compliment, chaque caresse sur ses cheveux. De même, il ne laissait personne en reste, rendant tout à la puissance mille, aimant donner autant que recevoir, sinon plus. Cet amour des gens était loin d'être aussi prononcé chez son frère, qui se caractérisait plutôt par des tendances individuelles. Bien qu'il ne soit pas méchant en soit, du moins pas intentionnellement, il semblait souvent faire preuve d'une certaine indifférence envers les contacts humains ou les normes sociales. Ses limites personnelles semblaient varier sans cesse d'une personne à l'autre et le rendaient un peu imprévisible et parfois difficile d'approche. Il semblait constamment vivre sous un masque de froideur et d'indifférence. Il était pourtant un garçon brillant qui révélait une personnalité fort loyale et juste lorsqu'on savait comment l'approcher. Les contradictions ne s'arrêtaient pourtant pas là. Alors qu'Adam avait des cheveux couleur de paille et des yeux d'un bleu épatant, Jensen représentait son opposé physique dans le brun sombre de sa chevelure et le vert de ses iris. Si l'on passait outre les différences marquantes entre les deux garçons, on pouvait dénoter ce même nez, ces mêmes cils relativement longs et foncés qui faisaient ressortir la couleur éclatante de leurs yeux, cette même carrure, cette même peau pâle et douce. Ils étaient faits sur le même format, puis fuck la génétique, elle avait décidé de faire des siennes et de mettre son grain de sel un peu partout pour définir deux individus indubitablement très distincts.

~~~~

Vivre avec Adam n'était pas de tout repos, Jensen l'avait tout de suite remarqué. Pourtant, son frère était si facile à mettre dans sa poche qu'il aurait dû s'en réjouir. Quelques attentions par-ci par-là, de la crème fouettée sur son pain doré le matin, un sourire avant d'aller dormir ou une tape dans le dos lorsqu'il accomplissait quelque chose, et son cadet serait tout sourire et aux petits soins avec lui. Pourtant même ça, c'était trop demander. Adam représentait un défi de taille dans la quantité d'attention qu'il demandait et ne pouvait s'empêcher de donner. Pour quelqu'un qui préférait la solitude comme le brun, il était des plus exaspérants. Devoir le supporter sans les parents pour le gérer faisait de la vie de Jensen un petit enfer et le rendait sinon plus maussade encore. C'était probablement pourquoi il avait entreprit chaque matin une petite routine qui l'obligeait à se lever tôt et quitter l'appartement alors que le petit poussin blond n'était pas encore levé. Et si, la moitié du temps, il préparait le café avant de partir alors qu'il savait qu'il n'en boirait pas une seule goutte mais qu'Adam apprécierait l'attention, ce n'était qu'une faiblesse de sa part et il veillait à ne pas trop la laisser se reproduire.

C'était drôle de retrouver quelqu'un comme lui impliqué dans du bénévolat de toutes sortes. Pourtant, il semblerait que ce côté bienveillant sommeillait en lui quelque part, comme quoi il n'était peut-être pas si différent de son jumeau au final. La différence était qu'il se donnait l'impression de faire cela par devoir envers la communauté, parce que si lui ne le faisait pas, qui d'autre le ferait? Qu'il s'y attelait parce qu'il avait du coeur au ventre et une volonté de fer et qu'il ne souhaitait pas non plus le malheur de personne. Il faisait ce qu'il avait à faire, d'un point de vue le plus objectif possible, et c'était très bien comme ça. Auprès des personnages âgées autant qu'au refuge pour animaux, en passant par l'hôpital, un peu partout il offrait son temps pour la communauté par soucis d'un monde meilleur, par soucis d'égalité et de justice. Parce que la plupart des gens ne voyaient que l'argent, et lui s'en fichait bien. Comment pouvait-on aider autant les gens tout en se rebutant un peu face à leur présence? C'était une bonne question. En quelque part, Jensen savait composer avec les deux et se trouvait là où on avait besoin de lui, avec sa froideur, à accomplir les tâches presque comme un automate en évitant les conversations trop longues.

Là où on le trouvait le plus détendu, c'était avec les enfants. Il laissait les jeunes malades s'asseoir sur ses genoux, s'efforçait de commenter leurs dessins ou de leur lire une histoire ou deux d'un ton le moins monotone possible. Lorsque l'un d'eux lui arrachait un sourire, brisait sa carapace et accédait à ce qu'il y avait de plus tendre là-dessous, cela ne manquait pas d'attendrir une infirmière ou deux. Jensen avait un bon fond. Il ne voulait pas se montrer, barricadant son bon côté derrière les apparences et tentant d'agir avec indifférence, mais quelque part, il fallait bien qu'il se soucie un minimum des gens, pour revenir encore et encore.

Cela expliquait probablement pourquoi encore ce matin-là, il se tenait devant l'hôpital, un café à la main, une cigarette entre les lèvres, nonchalamment appuyé contre le mur aux côtés d'une femme, à échanger quelques brefs mots, des formules d'usage et un ou deux commentaire sur la pluie et le beau temps. Il était encore tôt, plus que d'habitude, mais il avait à tout prix voulu éviter ce matin de croiser Adam. Ce stupide blondinet aurait été insoutenable, dévoré par un stress grandissant à l'approche d'une entrevue ce matin-même. Il en avait assez entendu parler comme ça la veille et s'était limite enfui de l'appartement à 6h tapante. On est jamais trop prudent.

~~~~


8h05 ~ Adam posa les fesses sur la chaise devant le bureau. Il était un brin en retard et le fait que l'autre homme ne soit toujours pas arrivé apaisa à peine le stress occasionné par son léger manque de ponctualité.

8h07 ~ Peut-être qu'il aurait dû se lever plus tôt. Ses cheveux n'étaient pas encore complètements secs de sa douche et il avait l'impression de manquer de professionnalisme.

8h08 ~ Jensen disait que cette chemise bleue faisait ressortir ses yeux. Ça le mettait en valeur? Il ferait une bonne impression? Il avait pris le soin de mettre un pantalon propre sans non plus en faire trop... Il était adorable, nan? On lui disait toujours ça. Il avait un peu l'air d'un gamin, les traits plus doux que ceux de son frère qui avait la mâchoire un peu plus carrée. Peut-être étais-ce juste sa bonne humeur qui illuminait constamment son visage et lui donnait une touche tout simplement irrésistible. Oh, tout cela bien malgré lui. Il ne semblait pas avoir conscience de l'ampleur de l'effet qu'il pouvait avoir sur les gens. D'un regard de ses grands yeux bleus, d'un sourire éblouissant, il donnait l'envie urgente de le posséder, de le démolir entièrement jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'une masse bouillonnante et confuse d'émotions et de sensations, de le réduire à rien puis de lentement recoller les morceaux à grands renforts de caresses et d'éloges, et recommencer encore et encore.

8h13 ~ Il aurait peut-être dû manger une omelette plutôt que ces crêpes aux pommes. Il adorait cuisiner et n'avait jamais peur de se mettre la main à la pâte, d'ailleurs il n'y avait probablement pas plus gourmand que lui, mais... Ça lui tombait un peu sur le coeur, là, à l'instant. Si l'homme pouvait arriver, qu'ils en finissent ... Il était nerveux, qu'est-ce qu'il était nerveux, et pourtant, il n'y avait pas de quoi l'être autant... Tout irait bien, oui, tout irait bien.

8h24 ~ Il avait les cheveux secs maintenant. Un peu ébouriffés mais à force de tenter de les aplatir, il avait commencé à leur donner un angle bizarre et avait immédiatement cessé. Est-ce qu'il devrait partir, éventuellement? Enfin, si personne ne se présentait, il ne pourrait pas rester ici indéfiniment... ?

8h29 ~ Elles étaient plutôt confortables, ces chaises. Le bureau était sympa, il aimait bien la décoration. Oh, il avait eut le temps de l'observer à sa guise, il avait même compté les tuiles du plafond, entre deux contemplations intensives de ses mains. D'accord, il attendait depuis une demi-heure maintenant, et là, il devait franchement aller aux toilettes. C'était son stress qui évacuait, là, il n'y était pour rien!

Adam allait se lever, il était à un poil de simplement prendre la porte et aller aux toilettes, quand soudain celle-ci s'ouvrit sans prévenir et au simple bruit, le blond s'arrêta avant même d'avoir amorcé son mouvement et se cala à nouveau dans la chaise. L'instant d'après, il se redressait question d'avoir l'air présentable et affichait un sourire digne d'une pub de dentifrice. L'autre homme venait de pénétrer dans la pièce, avec son entrée fracassante- et ici, ne blâmez pas Adam s'il s'était fredonné mentalement «Cool guys don't look at explosions». Aussitôt, il remua le blond par son apparence, sa prestance... son sourire... Celui-ci, sans se départir du sien, qui camouflait une certaine timidité, répondit aussitôt d'un doux:

- Ne vous en faites pas, ya pas de soucis...

Il s'était simplement torturé l'esprit pendant la demi-heure la plus longue de sa vie, merci bonsoir.
Commencer, oui... oui. Commencer. Hum. Voilà. Il se risquait à amorcer la discussion? Ou pas? Dans le doute, abstiens-toi. Il était aussi bien d'attendre les questions avant toute chose...
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MessageSujet: Re: Just follow your arrow wherever it points [PV Loulou ♥]   Dim 15 Déc 2013 - 22:10


    [EDIT: okay Fuck. This. Shit. Ça fait trois fois que ma mise en page déconne, je suis désolée mais pas de couleur ou de jolis alignement pour ce post ci hahaha]

    Les yeux de Turan se posèrent sur le garçon assis en face de lui…

    …Et d’un coup c’était comme si sa nuit torride de la veille, ou même sa douche torride de la matinée s’était effacée. Sa bouche s’entrouvrit légèrement alors qu’il accotait son coude sur le bureau en une posture nonchalante. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire amusé et il scruta attentivement le jeune homme. Une tignasse blonde, de grands yeux innocents, une mâchoire carrée. De grands yeux bleus de gamin. Il se demanda s’il était du genre pleurnicheur. Il y en a qui pleurent, pendant qu’il les baise. C’est pas qu’ils ont mal ou qu’ils ne veulent pas, c’est juste un reflexe naturel de leurs corps, on dirait. Leurs corps… il aurait bien voulu qu’il se lève, le garçon, afin de pouvoir le regarder à sa guise. En fait, Turan était déjà en train de se constituer un portrait robot de ce qu’il y avait sous la chemise bleue du jeune homme et même, plus bas que la chemise. Il s’imaginait le renversant sur la table, il se figura qu’Adam était du genre à s’agripper si fort qu’il en sentirait ses ongles dans son dos. Qu’il laisserait des griffures tout au long de sa chair. Il se demandait quel goût avait ses lèvres. Bien sûr vous me direz, ce n’était pas le genre de réaction qui était inusitée pour Turan. Et bien c’est vrai. Dès qu’il voyait quelqu’un de beau, il ressentait ce besoin de le posséder. De l’avoir à sa merci et de pouvoir faire ce qu’il voulait avec. C’était un chasseur qui voulait attraper sa proie. Adam ne faisait pas exception à la règle : à sa vue, Turan avait relevé un sourcil, un sourire carnassier habitant ses lèvres et, franchement, il ne s’était pas caché de dévorer l’autre jeune homme des yeux. Et voilà, finie, la tronche de gamin de notre héros. Il suffisait qu’un sourire moqueur naisse sur ses lèvres et était un homme à l’air réellement charmeur et attirant. Et il désirait ardemment la personne devant lui. Seulement voilà, c’était un potentiel employé et Turan était du genre éthique (et ne voulait surtout pas de scandale) alors il ne couchait pas avec ses employés. Mais s’imaginer, ça n’a jamais fait de mal à personne.

    Turan finit par retirer ses yeux de l’appétissant bout de viande qui trainait devant lui et ouvrit paresseusement le dossier qu’il avait amené avec lui. Enfin, que la secrétaire lui avait empêché d’oublier. Il le consultât un instant sans grand intérêt, puis releva le regard sur son postulant. Toujours avec son sourire charmeur :

    « Alors Adam, parle-moi de toi. Qu’est ce qui t’intéresse dans ma compagnie? »

    Façon de dire « tu venais pour quel poste déjà? »

    En fait, plus il y pensait, moins il avait envie de l’engager. Non Turan, il voulait se le faire, le candidat. Mais s’il lui refusait le poste, peu de chances étaient qu’il allait le revoir. Même si notre jeune homme ne doutait pas de ses charmes et qu’il était fortement convaincu qu’il pourrait proposer à Adam quelque chose comme un souper de consolation, il préférait miser sur quelque chose de plus sûr. Des plans pour que l’autre garçon soit en colère et l’évite. Il ne le connaissait pas, alors il ne voulait pas le fâcher… mais bordel qu’il n’aurait pas attendu pour lui sauter dessus. C’était facile, il n’avait qu’à fermer les rideaux et tenter d’être silencieux.

    Pourtant, notre homme se retenu. Il envisagea plutôt d’engager Adam. Mais, Turan, est-ce qu’il qualifié ton beau gosse?

    Je sais même pas quel poste il a en tête, rien à foutre qu’il soit qualifié, il est canon!

    Le truc, mon beau Turan, c’est que s’il travaille pour toi, tu vas devoir le rappeler. Pas de « oui promis, moi aussi je pense que je suis tombé amoureux de toi » et on lui refile un faux numéro. Remarque, il ne suffirait que de lui faire comprendre qu’il n’est qu’une baise parmi tant d’autres, non? Ou de le laisser croire qu’il a des chances et de jouer avec son petit cœur.

    Oh, ça Turan aimerait bien. Ne le prenez pas pour un homme mauvais, c’était simplement dans sa nature. C’était ce qu’il faisait. Déjà, il était tout gentil avec les filles, les jolie comme les plus moches, juste pour qu’elles craquent pour lui. Puis il les rejetait. Sans méchanceté, mais sans douceur. Juste directement. Certaines se fâchait, certaines pleuraient, mais la plupart ne savait pas quoi répondre. Il n’en avait pas grand-chose à faire. Une fois qu’elles étaient sous son charme, le jeu était finit. Certains se surprenait de ce trait de caractère, plutôt connu chez les femmes : il était manipulateur. Mais pas dans le sens réellement mauvais du terme. Il avait simplement la ruse sans méchanceté d’une fille qui sait ce qu’elle veut. S’il avait une demoiselle en vue, il se rapprochait d’elle sans conclure, puis se jetait dans les bras d’une autre pour la faire mourir de jalousie. Ill traitait de l’amour dans toute sa complexité, contrairement à la plupart des hommes, qui se contentent d’être directs et manquent honnêtement de subtilité. Il était charmeur et irrésistible et séduisant et franchement dangereux. Personne ne lui avait jamais résisté.

    Il n’y avait que Sara, à vrai dire, qui n’avait jamais porté de réel intérêt à sa personne. Quand il l’avait rencontré, cinq ans auparavant, il l’avait toute suite désirée. Elle était belle et brillante et honnêtement il n’a pas des standards très élevés.   Ils étaient devenus amis à force de temps, et il était incapable de discerner si le petit cœur de la jeune femme lui appartenait ou pas. Un jour, il était simplement passé à l’attaque et l’avait convaincue de passer une nuit avec lui. Elle lui avait dit qu’il ne désirait pas cela. Au final, il avait bien compris pourquoi : Sara n’était pas du genre à se laisser guider par un homme dans la vie, mais encore moins au lit. Elle était franchement du genre à apprécier la domination et avait un fétiche sur tout ce qui faisait sado-maso… alors que Turan était plutôt du genre doux, dans ses situations. Peut-être sauvage et déchainé, mais en aucun cas il n’arrivait à la cheville de Sara. Après lui avoir fait vivre l’évènement sans doute le plus traumatisant de sa vie, elle l’avait laissé là en riant et avec simplement dit :

    « Tu vois, tu ne veux pas coucher avec moi »

    XXX

    Sara avait faillit s’ébouillanter en fonçant dans un parfait inconnu à son entrée à l’hôpital. En fait, elle marchait en regardant droit devant, Aerosmith dans les oreilles, sans porter aucune attention à son entourage. C’était sans doute à ce manque d’égard qu’elle devait le fait d’avoir marché tout droit dans un garçon accoté près de la porte et de lui avoir fait renverser son café partout sur elle. Avec un caractère mauvais de nature, et une façon de s’enflammer bien  à elle. Elle retira ses lunettes soleil noires et offrit à l’homme devant elle une moue scandalisée, avant de s’exclamer avec dédain :

    « Non mais ça va pas?! Fait attention à ce que tu fais bordel! »[/b]

    Elle s’était approché de lui et avait saisit le col de son chandail, le poussant légèrement contre le mur.

    « T’as complètement ruiné mon pantalon! »

    Elle relâcha son emprise sur l’homme et, remettant ses lunettes, entra dans l’hôpital avec un air renfrogné. Elle avait horreur des plus petites choses et chaque moment un peu désagréable semblait, pour elle du moins, une montagne d’irritation. Elle se présenta au comptoir et demanda à la responsable un, où elle allait passer la journée et deux, si elle pouvait emprunter un pantalon à quelqu’un parce qu’un imbécile lui avait renversé son café dessus. Par chance, elle réussi à se dégoter un pantalon d’infirmière, une employée qu’elle connaissait ayant toujours un uniforme de rechange dans sa case. Après s’être changée, elle retourna au comptoir et la demoiselle l’informa

    « Sara, c’est bien cela? Vous êtes avec les enfants aujourd’hui. Oh, et vous avez été jumelée- »« Je ne travaille pas en équipe » rétorqua la jeune femme« Et bien aujourd’hui oui. –c’était très sec comme ton- votre partenaire ne devrait pas tarder à arriver »


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MessageSujet: Re: Just follow your arrow wherever it points [PV Loulou ♥]   Mar 17 Déc 2013 - 10:37

[Bwahahaha c'est pas grave je connais ça aussi, parfois, une mise en page qui fait des siennes x) ]

Il n'y avait pas à dire, Adam avait connu mieux comme ambiance. Sous l'affection débordante qu'il semblait prêt à offrir à tout le monde, il restait un grand timide qui n'avait pas autant d'expérience que l'on pourrait le croire si l'on se fiait uniquement à sa gueule d'ange. Turan ne devait certainement pas être le premier à avoir eu envie de se le faire, mais dans tous les cas, il était probablement le moins subtil à ce propos. Il faut s'entendre là-dessus, monsieur ne se gênait pas pour contempler tout ce qu'il y avait à voir de notre jeune candidat. Il n'avait pas l'habitude d'être dévisagé autant, le beau blondinet, aussi ne tarda-t-il pas à s'empourprer tranquillement sous le regard de l'homme qui le scrutait avec un tel sourire sur les lèvres. Un sourire qui lui donnait à la fois envie de fuir et de rester, de craindre comme de faire confiance. En quelques instants à peine, cet individu avait éveillé une foule de sentiments contradictoires qui se faisaient la guerre en lui sans qu'un seul n'en sorte vainqueur, laissant Adam un peu au dépourvu et incertain quant à la bonne réaction à avoir. À défaut, il prenait des couleurs et se raclait la gorge un bon coup, faisant mine de trouver quelque chose d'intéressant à ses doigts croisés sur le bureau. Manœuvre peu subtile pour tenter d'échapper à un regard trop perçant qui dévorait son être entier.

Son truc à lui, c'était plus les sentiments que le sexe à proprement parler. Il était meilleur avec ce qui partait du coeur que ce qui se déroulait d'abord strictement à partir de l'entrejambe. Ce n'était pas pour rien qu'il se retrouvait toujours à essayer d'aider les choses entre deux personnes s'il avait l'impression qu'un couple pourrait éclore de ces débuts de relation. Il avait casé quelqu'un de cette façon, une fois. Faut croire qu'il avait le don, pour comprendre des choses qui échappaient à certains, des subtilités de l'amour que peu de gens voyaient au premier regard. Il était comme ça, Adam. Un joli petit cupidon. Alors que nombreux seraient inconfortables dans de telles situations, lui semblait parfaitement dans son élément lorsqu'il se retrouvait entre deux personnes à tenter de les aider et les guider sur le droit chemin. Il arrivait à rester assez subtil dans ses petits stratagèmes et aimait voir les résultats positifs, la joie crée autour de lui, dont il se nourrissait visiblement. Son entourage était heureux, il l'était souvent aussi.

Oh, bien sûr ça ne fonctionnait pas à tous les coups, ni avec tout le monde... Adam ne se rappelait que trop bien la fois où il avait tenté le coup avec son frère...
Il lui avait fortement suggéré d'inviter un grand brun avec qui il avait discuté quelques fois dans un bar. Bien que cela semblait avoir échappé aux yeux de Jensen, Adam avait noté la légère tension entre les deux hommes, l'attirance que semblait avoir l'homme pour son frère, d'où sa suggestion. Jensen l'avait fait, à sa grande surprise. Il aurait pourtant dû voir venir le coup ... Après une dizaine de minutes de bavardage, il avait entendu très clairement, de la cuisine, les paroles de son jumeau à l'intention du beau brun: « Toi et moi, ça ne fonctionnera jamais ... Mais j'ai un petit frère gay ... »
Il aurait dû fuir à cet instant précis. Par la porte arrière, même par la fenêtre de la cuisine s'il y avait été obligé. Au lieu de quoi il était resté figé, figé par l'audace de son frère, par la crainte qui commençait à s'insinuer en ses veines, par la main du beau brun lorsqu'elle s'était soudainement déposée tout en douceur contre sa nuque...

Adam frissonna sous ces pensées. Repenser aux événements de cette fameuse soirée le mettait souvent dans un sale état. La porte de la maison qui claque; sûrement son frère qui vient de quitter, le traître, le salaud... Les mains chaudes qui se glissaient sur sa peau, traçaient des sillons de feu... Il aurait voulu pouvoir tout oublier. Encore aujourd'hui, un an après l'incident, c'était la honte qui le submergeait chaque fois qu'il y songeait. Il s'en voulait énormément, pour des choses qui étaient pourtant hors de son contrôle. Comment aurait-il pu s'en empêcher? Il n'y avait rien qu'Adam aurait pu faire lorsque les mains étaient tombées sur lui, et ne l'avaient plus lâché, ne lui avaient plus accordé un seul instant de répit. Ce n'est pas comme si contrôler les réactions de son corps était chose aisée... il aurait seulement pu souhaiter avoir une plus faible endurance. Le destin semblait s'être complètement joué de lui ce soir-là. Cet homme, pourtant pas méchant, pourtant pas brutal, Adam ne voulait jamais le revoir. Ne voulait plus sentir ces mains qui l'avaient fait venir deux, trois, quatre fois, qui l'avaient vidé de toute énergie mais continuaient encore, espérant lui en arracher encore un autre... Il ne pouvait plus en prendre. Il ne pouvait plus, et pourtant il pouvait. Il ne voulait plus jamais entendre cette voix qui l'encourageait, de belles paroles et de petits noms doux, vantait ses mérites et le couvrait d'éloges... Il avait sangloté tout le long du dernier, se croyant à tort incapable d'en prendre plus, son corps tremblant lorsqu'il avait été déchiré une toute dernière fois, sans avoir même la force de se plaindre comme aux précédents. Il avait supplié cette soirée-là. Gueulé, supplié, pleuré. Il avait sacrément pris son pied. Il n'avait jamais eu aussi honte de toute sa vie. Sa première fois; sa dernière aussi. Il n'avait jamais plus réessayé pareille expérience, pas qu'il n'avait pas aimé ... bien au contraire... et c'était bien là tout le problème ... S'il y avait bien quelque chose d'effrayant, c'était à quel point le petit poussin timide avait entièrement perdu le contrôle et toute maîtrise de lui-même ...

Se mordant légèrement la lèvre inférieure, Adam releva ses billes bleues vers l'homme, désormais au maximum de sa rougeur. Il fut cependant reconnaissant qu'à cet instant précis, celui-ci sembla terminer sa contemplation et baissa le regard vers le dossier posé devant lui, s'attardant à le feuilleter. Oh, pas bien longtemps, mais quelques secondes qui permirent à Adam de relaxer un peu à nouveau. Il était presque préparé à cela, quand les yeux de Turan retournèrent se poser sur lui, de sorte qu'il parvint à s'éviter de nouvelles rougeurs. Il s'était malgré tout un peu préparé d'avance à quelques questions du genre, aussi il lui fut assez aisé de retrouver en un instant le plus adorable des sourires et déclarer:

- L'animation. C'est ... Les animaux, c'est une passion. Les créatures marines sont d'une beauté et d'une complexité que peu de gens connaissent réellement et si je pouvais partager ne serais-ce qu'une fraction de cette fascination avec les gens, ce serait l'emploi idéal.

Puis bon, il s'y connaissait bien sur ces petites bêtes, le beau Adam. Tout ça était écrit dans le dossier que l'homme avait dans les mains; ses qualifications, ses études. Pour le reste, il était difficile de voir comment il ferait un mauvais animateur, il était d'une douceur et d'une gentillesse visible au premier regard. Sans aucun mal il surmontait son côté timide la plupart du temps et on pouvait lui deviner une grande patience et une facilité à communiquer. Regardez-le un peu aller ... N'est-il pas tout simplement adorable?

­­~~~~~~~~~

Les malencontreux événements qui surviennent au moment où l'on s'y attend le moins? Jensen semblait devoir y faire face ce matin-même, alors qu'il n'avait absolument rien demandé et se contentait de boire un café avant de se mettre au travail. La facilité avec laquelle quelqu'un peut s'attirer des problèmes en ne faisant strictement rien, ne cesserait jamais de le surprendre. En moins de deux, le voilà reconnu coupable. Coupable de quoi ? D'avoir manqué d'ébouillanter une demoiselle qui s'apprêtait à entrer dans l'hôpital. À tous les coups, le fait qu'il lui ait renversé son café dessus, c'était mal vu. En même temps, il fallait noter que ce n'était pas de sa faute; elle lui avait foncé dessus sans prévenir. Si la faute lui appartenait vraiment, il n'aurait pas eu de mal à l'avouer, il n'était après tout pas si orgueilleux et savait reconnaître ses torts, principalement lorsqu'ils étaient d'une ampleur comme celle-ci. Mais comme il n'était aucunement responsable du dégât et que si le liquide brûlant s'était répandu sur mademoiselle, c'était parce qu'elle ne regardait pas où elle allait, pourquoi se fendrait-il en quatre pour lui demander pardon? Il se contenta de soulever un sourcil à son intention en l'écoutant l'engueuler, ne cherchant pas à réprimer un léger rire une fois qu'elle se tut. La situation était cocasse, il fallait l'avouer. Enfin, de son point de vue à lui, et ce même si la jeune femme l'avait agrippé par le col de son chandail pour le brutaliser contre le mur. Eh bien. Tout un numéro celle-là. Il aurait pu lui faire lâcher prise, il aurait pu s'emparer de ses poignets et répliquer, ça aurait même presque été trop facile. Pourtant il n'en fit rien. Pour l'instant du moins.

Jensen n'était pas du genre bavard, il ne souhaitait pas non plus s'attirer plus de problèmes, il s'abstint donc d'un «T'as fini, tu te sens mieux maintenant?» et la regarda simplement le relâcher et remettre ses lunettes. Un bref sourire amusé étirait encore ses lèvres même si la demoiselle venait de disparaître dans l'hôpital, et du coup de son champ de vision. Détournant un peu le regard, il se réappuya contre le mur et glissa sa cigarette entre ses lèvres étirées d'un sourire, portant son regard au loin. Au diable le café, il devrait visiblement faire sans...

Quelques minutes plus tard, il pénétra à son tour dans le bâtiment. Bien qu'il connaissait déjà sa destination, étant plus souvent qu'autrement avec les enfants uniquement, il prit la direction du comptoir. Il aurait pu être assigné ailleurs pour une raison quelconque. Arrivé là, il ne porta aucune attention à la jeune femme qui lui faisait dos et salua tout simplement la dame au comptoir. Brièvement, sans vraiment sourire, mais il était comme ça et tout le monde y était habitué. Une infirmière qu'il connaissait bien passant dans le coin, il prit le soin de lui demander, son ton étonnamment doux ce qui ne lui était pas habituel:

- Comment va Liam?
«Mieux que la dernière fois. Son état se détériore malgré tout, le pauvre enfant...»

Il hocha un peu la tête, la remerciant d'un signe de celle-ci et la regardant s'éloigner avant de pivoter et faire à nouveau face à la dame.

- Même endroit que d'habitude?

Ce n'est qu'à cet instant qu'il risqua un regard vers cette drôle de fille qu'il avait croisée un peu plus tôt et qui se tenait là elle aussi, pour une raison quelconque. Il ne l'aborda pas ni rien. Un simple bref regard et c'était fini.
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