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 Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2

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MessageSujet: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Jeu 25 Juil 2013 - 12:36

L’homme reprenait tranquillement conscience, ouvrant les yeux en plusieurs clignements, un bon signe selon notre docteur. Il était toujours un peu plus aisé de transporter un corps vivant qu’un corps mort après tout.  Tout comme était-il un peu moins inquiétant de le voir inconscient. Il avait toujours autant besoin de soin, c’était évident, mais la possibilité d’une hémorragie cérébrale semblait ne plus être une possibilité. Car malgré tout, ce drôle de personnage s’emblait bien aller, et avoir toute sa tête. Ooh mais je ne dis surtout pas cela car Watson sentait ce regard l’analyser, croisant ses iris d’une toute nouvelle intensité, encore plus brillants qu’il n’avait pu le voir lors de la première apparition au café. John ne pouvant faire autrement que d’y trouver fascination. Des regards comme ceux-ci étaient rares, brillant de savoir et d’intelligence. Il ne croit même pas avoir un jour vu de pareilles prunelles, cependant un petit doute lui restant en tête…

Il n’eut guère le temps de réfléchir encore bien longtemps, à savoir le où, le peut-être… Car le voilà de nouveau la proie de Sherlock. Il eut de nouvelle fois bien réussit à le surprendre, le voilà mettant le doigt sur le métier qu’il pratiquait. Encore une fois Watson se mis à réfléchir, ne voyant encore pas quel sorte d’indice aurait-il pu laisser. Car non, avoir porté le geste de lui rentrer son mouchoir dans le nez n’en n’était certes pas un…. Il s’emblerait bien que notre docteur n’était pas au bout de ses surprises. Cet homme à ses côtés, sortait quelques faits de sa vie en un clin d’œil.  Comment? Comment savait-il tout ceci, sans faire la moindre erreur? La cane d’accord… Mais cela aurait pu être tant de chose…. Un handicap aux mille et une possibilités... Mais pourtant, il avait tout de suite su...  C’était à n’y rien comprendre…

Watson fut sans mots, gardant son air surpris  aux touches perdues, lançant un regard à Stamford, en fait un énorme point d’interrogation. Il n’avait pas besoin de parler pour lui faire passer le message. Mais qui était donc cet énergumène? Tout un personnage, il ne pouvait le renier… Étrange, peu tranquille… Ne pouvait-il donc pas tout simplement garder son énergie et sa salive pour le chemin? Il semblerait bien que non. Mais pourtant…. Cet homme lui créait une drôle d’impression, étrangement de déjà-vu. Chose qu’il savait être impossible, ô jamais n’aurait-il oublié une telle personne…  

Mais l’heure n’était hélas plus aux réflexions, les voilà arrivés à un hôpital, prenant la direction d’un laboratoire. Il laissa son cher ami s’occuper de Holmes le temps qu’il fouille pour trouver le nécessaire dont il avait de besoin pour les soins. Omis qu’il n’eut le temps de rien faire, le patient bondissant de la table, semblant se diriger vers un endroit précis avec que le spectacle ne commence… C’était à ne rien y comprendre, Watson ayant cette pensée… Comme quoi il aurait été plus commode et préférable d’avoir cet homme inconscient. Plus facile à soigner ainsi quoi. Sans risque de le voir………

-Dear Lord.

Cette fois, il n’avait pu se retenir. Car voir l’homme ainsi, débordant d’étrangeté, avait créé chez lui ce réflexe de s’exprimer d’exaspération, d’un petit sacre bien britannique. C’est qu’il avait fait une belle chute, et le voilà maintenant mine de rien jouant de cet instrument, d’une manière non-conventionnelle quoi. Il saignait abondamment du nez, de la lèvre et il jouait du violon!? Cette chose est-elle seulement humaine, pensa-t-il…Car tout être normal se serait installé patiemment, aurait peut-être un peu rechigné et se serait laissé soigner. Enfin…. Et le voilà partit dans une jolie bulle, dont il ne fut extirpé qu’à l’ouïr seconde de son nom.

Et alors qu’il avait laissé Sherlock et Stamford pour trouver le nécessaire, il sembla arrêter dans son geste, quelque peu pris dans une réflexion. Ce nom lui avait éveillé quelque chose, le voilà regardant la table d’une drôle de manière. Holmes… Une chose de plus qui lui donnait cette étrange sensation. Puis encore, lorsqu’il eut enfin bougé, remarquant cette fameuse cicatrice. Résultat? L’air du médecin étaient partie vers quelques recherches, le voilà qui observait quelque peu longuement l’homme comme si lui avait les réponses à ses doutes, à cette impression de déjà-vu…  Comme si lui, pouvait raviver ses mémoires rouillés, qui ne trouvaient pas. Il prépara sous les yeux de l’homme le nécessaire, prenant soin de nettoyer et désinfecter les plaies tout en demandant simplement :

-C’est une bien jolie cicatrice que vous avez là…. Pardonnez mon indiscrétion mais, comment vous êtes-vous fait celle-ci?

Simple question pour papoter… Hum… Question que tout médecin poserait n’est-ce pas? Cela  concernant le corps, les blessures cela allait dans le sens de la curiosité des docteurs. Il arrivait bien quelque fois que lorsqu’on allait consulter et que le professionnel tombait sur de telles choses… Il se demandait simplement et puis voilà. Certainement le meilleur questionnement qu’il put poser, pour rester tout de même subtil dans ses doutes.
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Loulou
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Ven 26 Juil 2013 - 11:12

Stamford, au milieu de tout ça, ne trouvait rien de mieux à faire que d'hausser les épaules en réponse aux interrogations muettes de Watson, simple façon de lui signifier qu'il ne comprenait pas plus cet homme que lui. On s'habituait peu à peu à ce comportement, c'est vrai, mais on n'en comprenait pas plus le sens, et au final, Sherlock restait un homme tout de même prévisible, dans son imprévisibilité, lorsque l'on apprenait à le connaître.

Il avait fini par retrouver un semblant de calme, s'installant pour accepter quelques bons soins de Watson. D'une façon inexplicable, il était étrangement détendu en présence de ce docteur qu'il connaissait à peine- Qu'il connaissait depuis peu, car il serait faut de dire qu'il ne connaissait pas déjà de nombreux détails sur la vie de John -mais il semblait bel et bien lui accorder toute sa confiance, puisque Stamford ne l'avait jamais vu se laisser soigner d'une façon si désintéressée. Il était normalement celui à toujours surveiller les moindres faits et gestes, comme si le docteur allait lui planter une seringue dans le cou et lui injecter une dose mortelle d'analgésiques. Avec Watson, rien de tel. Son regard errait calmement autour de lui, passant sur le visage de l'homme puis sur Stamford, se déposant un bref instant sur le violon abandonné, puis se promenant à nouveau. Il grimaçait à l'occasion, lorsque la douleur se manifestait, mais restait relativement docile et ses yeux terminèrent enfin leur course sur cette main qui s'affairait à son visage.

Sherlock repris tout son focus lorsqu'une question inattendue lui fut posée. Son regard erra vers le bas, en direction de son épaule, avant qu'il ne les relève pour aller scruter le bleu gris de ceux du docteur. Sans explication, alors que ce n'était pas la première fois qu'il voyait des yeux de cette même couleur, il en fut légèrement remué, et son trouble pu se lire sur son visage une bref seconde avant qu'il ignore cette sensation qui le prenait au dépourvu et affiche un air indifférent. Parler de l'une de ses blessures? Oh, ce n'était trois fois rien. On a tous déjà remarqué que Holmes ne s'inquiète que très peu de son propre état physique ..

- Celle-là est plutôt vieille. J'ai été poignardé.

Il ignora le couinement de Stamford et poursuivit comme si rien n'était:

- Oh, cette cicatrice aurait pu être plus fine, plus jolie, mais mes points se sont rouverts deux fois, my shoulder was a total mess I tell you, et mon am...

Sherlock figea à la mi-prononciation de ce mot, ne trouvant même pas la force de le terminer. Pendant un moment, la douleur miroita sur son visage, une douleur qu'on ne pouvait pas méprendre avec un mal physique dû à ses blessures actuelles, non ... C'était une douleur plus triste, plus nostalgique, et Stamford en était le premier surpris. Sherlock allait mentionner un ami à lui ... Il croyait qu'il n'avait jamais eu d'amis! Il avait bien quelques connaissances, semblait attachés à certaines personnes dans une moindre mesure ... Mais un ami, à proprement parler ? Avant qu'il ne puisse poser une seule question, le visage de Holmes se referma et il murmura un "Peu importe".

Malgré tout, il ne sembla pas capable de chasser cette légère tristesse dans son regard. Repenser à son enfance le rendait plus souvent qu'autrement dans cet état ... Parmi les souvenirs un peu vagues- déjà moins que ceux de n'importe qui d'autre, Holmes avait toujours eu d'excellentes capacités cognitives -il y avait des rires, des moments où il ne s'était jamais senti aussi bien de toute sa vie. Il y avait des mains dont il pouvait presque sentir encore la caresse sur sa peau, et des lèvres qui dévoraient sa bouche, son cou ... Et il y avait les coups. La douleur, vive et poignante, les cris et la tristesse déchirante, la peur ... Il s'évitait de penser à cela. Il se revoyait encore, petit adolescent de quinze ans, mettre des semaines à se remettre complètement ... S'accrochant aux plus beaux souvenirs pour ne pas devenir complètement fou... Quelque chose s'était brisé cette nuit-là. Son trouble avait mit du temps à partir complètement, et voilà que cet inconnu, sortant de nulle part avec ses questions, lui remettait ses quinze ans en tête en une fraction de seconde... Son regard se durcit, et il ignora subitement Watson. Tout pour ne pas recroiser ce bleu gris ...
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Dim 4 Aoû 2013 - 20:24

John remercia il ne savait trop quoi de voir le patient dans un état désormais calme. À le voir allez et autant bouger il y avait à peine un instant, il se serait attendu à le voir dans ce même état. Il avait plutôt droit à son parfait contraire, à un homme tranquille et qui se laissait simplement faire. Le blessé idéal selon Watson, que tout médecin aimerait avoir plus souvent aussi. Il y avait de ces fois où il était tout un défi de porter des soins, l’autre ne voulant rien savoir, se débattait ou rechignait ou etc… Ceux qui ne semblaient pas comprendre que plus on reste calme mieux c’est. Car plus vite le tout sera-t-il terminé. Mais bon, que voulez-vous, l’être humain était bien connu pour avoir une tête dure.

Enfin bref, la tâche fut plus aisé, omis fut-elle quelque peu interrompue, le médecin scrutant ce regard, ce visage qui s’était trahis une brève seconde. Il faut croire que sa question l’avait quelque peu remué des souvenirs, puisqu’il eut appris que cette cicatrice était plutôt vieille…  Watson commençait tranquillement mais surement à retrouver ses mémoires, additionnant les indices, les impossibilités et les possibilités. Et ce qui le réveilla plus vivement fut la suite et les derniers dires de l’homme. John figea momentanément, un instant, tous ses souvenirs lui revenant brutalement à l’esprit. Cela ne parut guère dans son expression, qui resta bien paisible en comparaison à son être intérieur… Il avait eu certes un léger choc, qui laissait bien comprendre son trouble à lui de même. Mais plus il réalisait plus son expression ne put cacher ses émotions. Une tempête, un mélange de tant de chose, de tant de souvenirs. Les bons comme les mauvais, pour finir par la douleur et la tristesse lors de la compréhension et l’acceptation de cette séparation définitive…

Oui… Il savait qui était cet homme. Celui qui il y a fort longtemps, fut son meilleur ami… Celui avec qui il avait vécu tant de choses, aussi bonnes que… mauvaises. Cette personne qui lui fut si importante dans sa vie, qui non seulement lui eut-il ouvert l’esprit mais, le rendit-il plus intelligent aussi. Cette même personne qui lui fit vire ces sentiments inexplicables, avec qui il avait vécu un moment magique… Qui avait tourné vers le cauchemar… L’adolescent qui lui avait fait vivre des peurs bleues,  frôlé les crises cardiaques, provoquer des inquiétudes… Tout ceci dû à la curiosité d’Holmes… Celui qui voulait tout toucher, tout goûter, expérimenter… Oui Holmes… Ce même nom, cette même brillance et intelligence dans ce regard, cette manière d’être, de deviner en un clignement d’œil… Il ne pouvait se tromper, tout comme ne pouvait-il douter qu’il n’existe sur cette planète entière ne serait-ce qu’un être pouvant autant lui ressembler. Mais voilà que ce visage se referma complètement, que l’attitude de l’homme changea, subitement, sans toutefois pouvoir se débarrasser de cette douleur, de cette tristesse qui persistait dans son regard. Omis voilà, il ne put l’observer plus longtemps, Sherlock évitant délibérément de provoquer un prochain contact visuel.

Sans chercher à comprendre pourquoi, Watson eut bel et bien ressenti ce pincement le prenant droit au cœur, son air laissant apparaître des traits désolés. Il garda le parfait silence, préférant ne rien dire, pour le moment. Malgré que la situation, l’atmosphère laissait assez clairement peser que quelque chose n’allait pas. Mais John ne fit que se concentrer sur le patient, se faisant étrangement doux lors des soins prodigués, certainement inconsciemment. Faire comme si rien n’était? Comme si ses souvenirs ne lui étaient pas remontés? Il le ferait, mais certainement resterait-il incapable de jouer ce jeu éternellement. Par la faute de la culpabilité qui finirait par avoir raison de lui…
Ou alors le besoin de savoir? De provoquer pour voir… Watson prit le temps de terminer les soins avant de lancer en toute banalité ses dires, tout en nettoyant son coin de travail, comme si l’eut parlé un peu à tout le monde. Alors qu’en fait ses paroles s’adressèrent plus directement à Holmes.

-Vous savez, il m’est arrivé de devoir soigner un bon ami à moi lors de ma jeunesse. Une histoire plutôt… Comment dirais-je, à la fois étrange et intense peut-être? Il s’était lui de même fait poignarder à l’épaule. Par un vieux fou, ou plutôt devrais-je dire mon voisin… Simplement car nous avions osé fouiner là où nous n’aurions pas dû être, et y découvrir ce que nous n’aurions pas dû étudier… Et dire que ce coup m’était en fait destiné… En bref. Eut-il dit lorsqu’il eut complètement terminé.

Évidemment, il termina le chemin de son regard vers Holmes, appréhendant une quelconque réaction, de quelconques paroles… Posant sur l’homme un regard d’une certaine intensité.
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Mer 7 Aoû 2013 - 11:29

Quelque chose sembla changer légèrement dans le visage du docteur et Holmes ne manqua pas de le remarquer. Il avait l'oeil pour ce genre de choses, ces petits détails en apparence insignifiants qui étaient pourtant les éléments clés d'une bonne enquête. Cela ne dura qu'une minuscule fraction de seconde, pendant laquelle Watson sembla se figer, avant que cela ne s'efface et il continue de le soigner avec cette douceur apparente qui remuait Sherlock en dedans. Pourquoi est-ce qu'il faisait preuve d'autant de délicatesse, alors que ce n'était pas tellement nécessaire?

Holmes s'ennuyait ferme. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle il s'était retrouvé à se battre tout à l'heure; il n'avait plus rien à faire et passait son temps comme il le pouvait. Oh, il venait de résoudre une nouvelle enquête, mais bien sûr ... Aux yeux de Lestrade, peut-être cela étais-ce un grand coup de maître comme toujours, un grand mystère désormais éclairé, mais c'était uniquement car Lestrade était stupide. Holmes avait résolu l'enquête à l'instant même où Clarky était débarqué en clamant qu'il y avait un problème. Avec les quelques informations qu'il avait pu lui fournir, il avait mis les pièces du casse-tête en place en l'espace de quelques minutes, et le reste n'avait été que pièges et course-poursuite pas assez passionnante qui l'avait tout juste distrait de son ennui mortel. Ce jeune homme avait ensuite été une distraction de quelques brèves minutes, et maintenant qu'il connaissait plus de détails qu'il ne l'aurait dû sur cet homme qu'il ne connaissait pas, Sherlock ... s'emmerdait. Il avait enlevé ses chaussures et donnait de petits coups à la bonne jambe de Watson avec ses orteils, faisant complètement fit du fait qu'il tapochait sur un quasi inconnu. Lorsque Stamford le remarqua, il lui envoya un regard qui ne se mérita qu'un air innocent en réponse.

Une fois les soins terminés, Holmes porta par réflexe sa main à son nez, tâtant celui-ci, puis sa lèvre un instant, constatant l'arrêt du saignement et bien sûr le fait que Watson lui avait nettoyé le bas du visage. Il murmura alors un remerciement, toujours aussi peu porté à demander de l'aide à qui que ce soit il semblerait bien, et s'apprêtait à retourner à ses occupations~ c'est à dire pas grand chose pour l'instant ~lorsque Watson se mit à parler, et ses mots captèrent immédiatement l'attention de Sherlock. Malgré qu'il regardait fixement devant lui et non pas en direction de l'homme, cela ne voulait pas dire qu'il ne l'écoutait pas avec toute l'attention dont il pouvait faire preuve, sentant son coeur se débattre de plus en plus au fil des mots qui s'enchaînaient. Ses yeux avaient pris une toute nouvelle proportion, bien ronds et démontrant clairement son choc, le tout sous les yeux d'un Stamford abasourdi qui n'y comprenait plus rien. Il eut tout de même la présence d'esprit de bloquer le chemin de Holmes lorsque celui-ci bondit sur ses pieds et chercha à prendre la porte, se heurtant de plein fouet à l'homme et se rassoyant du coup un peu de force.

- .... Le gamin a perfectionné son art, commenta-t-il enfin en évitant toujours de regarder Watson.

Sherlock porta une main à son menton, frottant un instant sa petite repousse de barbe avant que lentement un sourire n'apparaisse sur ses lèvres tandis qu'il pensait aux nombreuses fois où il s'était plaint de l'absence de poils sur sa mâchoire. Il avait certes développé sa pilosité au fil des années, et avait malgré tout grandis, bien qu'était loin d'être dans les plus grands. Cela ne semblait plus l'incommoder autant, et il avait compensé en muscles il faut croise, il suffisait de le regarder torse nu pour constater qu'il était assez ripped.

Il finit par se lever plus lentement, le coeur cognant dans sa poitrine, et s'approcha de Watson en osant enfin lever les yeux vers lui. Il y avait quelque chose de presque hésitant dans son visage, dans son approche aussi, mais on ne pouvait se méprendre lorsque l'on plongeait au fond de son regard. Il y avait une brillance toute nouvelle dans ceux-ci, un bonheur qu'il se gardait bien de démontrer, mais qui miroitait dans ses prunelles et lui créait tout un tas de sensations indescriptibles sur lesquelles il ne voulait même pas s'attarder. Dès qu'il fut rendu assez prêt, son être entier fut bousculé de souvenirs. Miel et noix de coco. Ça n'avait toujours pas changé. Il sentait toujours aussi bon. Il était toujours aussi beau, grand, fort ... Parfait ... Afghanistan, mais quel idiot, il aurait pu s'y faire tuer ... Médecin, bien sûr qu'il était médecin, il avait ça dans l'âme ... Moustache, oh mais tiens, peut-être n'étais-ce qu'une drôle de coïncidence, mais Holmes ne pu s'empêcher de sourire en songeant qu'ils avaient tous les deux tenu leur promesse. Ces paroles futiles de leur adolescence, qui prenaient tout à coup un tout autre sens alors qu'ils se retrouvaient comme par miracle après des années de séparation et en de moins bons termes qu'il ne l'aurait souhaité ...

Sherlock, d'habitude si tactile et ayant bien peu de notions d'espace personnel, ne toucha malgré tout pas Watson d'un poil. C'était beaucoup à gérer pour lui, beaucoup trop d'un coup, lui qui avait tant de mal avec les émotions au départ ... et derrière tous les bons souvenirs erraient encore des claquements secs et des lanières de cuir ensanglantées, des cris et de la douleur, tellement de douleur, une blessure qui lui paraissait toujours aussi vive chaque fois qu'il y repensait, et ce malgré tout le temps qui s'était écoulé... Holmes se détourna finalement sans avoir dit un mot, sa lèvre inférieure tremblant légèrement alors qu'il s'emparait de son violon et prenait la porte sans se retourner, comme ça, pieds et torse nu, fuyant car pour une fois, une rare fois, aucune réplique acerbe ne lui était venue à l'esprit en tant que moyen de défense instinctif.
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Mer 7 Aoû 2013 - 15:41

Son plan s’emblait avoir fonctionné, provoquer l’homme, lui arracher une quelconque réaction, question de vérifier…  Question d’affirmer ses pensées, qu’il n’avait pas tort de croire à des retrouvailles… Peut-être Holmes ne le regardait-il pas, mais Watson ne le lâchait pas des yeux, clignant à peine question de ne rien manquer. Ayant appris à connaître Sherlock lors de sa jeunesse, cette impression qu’il donnait de ne pas écouter, ô combien la savait-il fausse. Il savait pertinemment qu’il portait une grande attention aux moindre de ses mots, aux moindres syllabes et virgules. Il avait visé dans le mile, ayant laissé tomber la subtilité pour frapper fort, au diable le tournage de pot!  Il fallait voir cette nouvelle expression, qui ne mentait pas, loin de là. Il lui avait provoqué un choc, et il n’avait besoin d’aucun indice pour le comprendre.

Alors c’était bel et bien lui… Toujours le même… Et le voilà qui tentait de le fuir, comme si son instinct de survie lui disait de s’éloigner, de quitter les lieux au plus vite. John ignorait quoi y voir, entre lâcheté de ne pas vouloir l’affronter, ou simple peur de souffrir comme avait-il put subir lors de ce fameux événement… Peut-être était-ce de la haine aussi… Peut-être lui en voulait-il profondément et ne voulais plus rien savoir. Car il ne le regardait toujours pas après tout… Mais encore, restait-il Holmes faisant son Holmes, sans raison précise juste car il le voulait sans plus.

Ses dires lui arrachèrent tout de même un sourire, bien léger, en coin, ne pouvant renier. Il ne se contentait que de renvoyer la balle, d’un simple : « J’ose deviner qu’il en est de même pour vous… ». Oh certes, ce gamin prodigieux de 15 ans était déjà quelque chose… Mais il s’avait pertinemment que ses années passé n’avait pu que le rendre meilleur de jour en jour, d’année en année…  Watson lisait les journaux après tout, souvent avait-il vu en première page le nom de Sherlock Holmes, un nouveau crime résolus, avec une rapidité presque effrayante parfois même… Il avait donc réalisé ses souhaits de devenir un détective, tout comme celui d’avoir enfin cette petite repousse de barbe. Tout comme lui avait-il réalisé les siens, devenir médecin. Pour ce qui était de la moustache…. Cette fameuse promesse lancée en l’air… Il l’avait en fait oublié, ayant tout simplement voulu tenter par simple plaisir, et il faut croire que ce petit plus lui allait à ravir. Ce pourquoi il la portait toujours, cette moustache étant en quelque sorte devenu sa signature. Assez pour qu’on l’en vienne a dire ou penser : Que serait John Watson sans sa fameuse moustache?

Il faut dire que son cœur battait autant la chamade, que l’émotion soudaine qui l’habitait ne pouvait être que joie d’enfin revoir cet être. Ainsi que les souvenirs… Nombreux, se bousculant dans sa tête, comme s’ils se battaient entre eux, pour être le choisit, pour être celui qui prenait plus de place…  Il était juste là… À portée. Celui qu’il avait mis tant te temps à oublier,  à digérer, à accepter… Cette séparation n’avait pas été aisé de son côté non plus il faut dire…  Et le revoir là, aujourd’hui, après tant d’année, lui donnait l’impression d’un miracle. Ou alors étais-ce le destin?

Peu semblait lui importer, désormais envahi par ce besoin de sentir qu’il ne rêvait pas, qu’il n’avait pas devant lui le fruit d’une simple illusion… Mais il n’aurait cette chance, et alors qu’il levait sa main pour ne serait-ce que l’effleurer, il prit la fuite, se détournant et franchissant la porte si rapidement. Il pouvait comprendre… Mais ce n’était pas pour autant qu’il le laisserait faire. Il ne se sentait tout simplement pas capable de le laisser partir sans rien faire. Guider par tant de chose qui guidèrent ses pas, à commencer par la colère de le voir s’échapper, et la peur qu’il ne s’évapore sans laisser de trace… Pour une seconde fois. Mais la première se fit certainement plus imposante que la seconde, Holmes ayant droit sans plus attendre à cette force à ses mains qui l’empêchèrent de faire ne serait-ce qu’un pas de plus. Pour vivement le tirer, et le plaquer contre le mur. Tout ceci fait, alors qu’il s’exprimait d’un ton ferme et clair qu’il n’allait pas s’en sortir aussi facilement.

Il avait grogné, ressentant sa colère prendre le dessus, et non pas seulement car il avait fuis. Toute cette tristesse, et frustration emmagasiné et le voilà qui la rejetterait sur la source de toutes ces émotions. Il eut au moins la décence de prendre de changer d’endroit pour ce faire, tirant Sherlock pour l’amener dans ce qui semblait être un placard à balais. C’était mieux que rien. Et mieux que d’être dans le couloir là ou tous pourrais les voir et les entendre.

-Holmes, you bastard… So that’s it!? After all these years!? You run away!? Don’t you have anything to say!? Don’t you have any explanations to give me!?  

Il n’avait jamais compris, il n’avait jamais su ce qu’il avait bien pu faire pour que Holmes coupe ainsi les ponts. Il n’avait eu droit qu’à une attente interminable, lui qui s’était tant accrocher à ce qui s’avérait être un faux espoir de le revoir. Et tout ce qu’il avait eu… Une simple lettre… Et s’en était terminé. Plus rien, plus la moindre lettre, pas même une pour lui donner des nouvelles, pas même une pour ne serais-ce que lui expliquer, lui annoncer cette séparation définitive. Oh combien avait-il voulu ne serait-ce que comprendre un peu, avoir droit à un minime contacte. Mais il n’avait pu,  la lettre qu’il avait tenté d’envoyer lui étant revenu, avec ces mots au dos lui disant que le patient avait quitté.  Et non, il n’avait rien laissé. Ses souvenirs ne firent qu’empirer sa cause… Et aussi celle de Holmes.

-Vous ne m’avez envoyé qu’une seule lettre! Vous m’avez fait attendre un mois avant d’avoir de vos nouvelles! N’avez-vous pas seulement songé à quel point je pouvais m’inquiéter!? Et puis quoi!? Plus rien! Pourquoi avez-vous coupé les ponts nom de dieu! Et si brutalement! Sans ne serait-ce prendre la peine de m’expliquer! N’avez-vous pas eut une simple pensée pour moi!? Cela aurait été la moindre des choses! Mais non! Vous savez quoi Holmes!?  Vous n’êtes qu’un égoïste!  

Et plusieurs autres choses qui se retint par miracle de dire…  Ou alors simplement car en avait-il marre de crier… Il s’était laissé emporter par la colère, le regrettant que pour une fraction de seconde. Tant de confusion l’habitait, de regret… Peut-être aurait-il dû le laisser partir? Peut-être que tout ceci était tout aussi dur pour lui… Trop… Il semblait éprouver des difficultés à contrôler son propre corps, son propre esprit, ses propres émotions. Assez pour qu’il ne se trouve à devenir un simple pantin, diriger par ce brouillard, la raison ayant totalement disparue. Les souvenirs refaisaient surfaces, ses sentiments revenant…. Et va savoir pourquoi… Il se revoyait, tous les deux, conscient et consentant de ce qu’ils faisaient dirigé par le désir ressentit, tout autre que simplement physique… Ce moment si spécial, magique, presque indescriptible qu’ils avaient vécu… Avant que tout ne s’écroule… Mais il faut croire que les songes de John s’étaient arrêtés avant le drame… Et que ce désir n’avait jamais été complètement effacé…

Au contraire, il en ressentait un plus violent, qui le frappait de plein fouet, devenant besoin urgent. Il voulait le revire, ressentir de nouveau cette odeur, cette peau chaude et humide collé à la sienne, ce souffle brûlant se mélanger au sien… Il se sentait devenir animal… Perdant la tête, perdant toute retenue et mince raison qui pouvait lui rester… Et qui aurait dû rester.  Définitivement… Omis ce n’était plus le cas. Il était déjà trop tard pour John, trop tard pour Holmes qui était devenue sa proie. Dont les pantalons venaient de lui être arrachés, tout juste avant que son prédateur use d’une main habille et rapide pour sortir ce qui semblait avoir un urgent besoin de soulagement. Et il l’aurait, coûte que coûte, tant de détermination pouvant se lire sur le visage de John. Ce même homme qui écrasait son bassin contre celui de l’autre, le bloquant, comptant bien l’empêcher de fuir en usant de son corps tel un mur. Avant que ses lèvres, dents et langue ne se mettent de la partie, mordant, léchant, embrassant toute chair à portée, se retenant avec peine de ne pas s’attaquer à cette bouche. Il faut croire que le médecin restait, ne tenant pas à rouvrir cette blessure qui avait fraîchement cessé de saigner…
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Mer 7 Aoû 2013 - 18:51

Ils devaient forcément se tromper. Il devait y avoir erreur sur la personne, il le fallait. Pourtant, l’esprit rationnel de notre cher détective voyait parfaitement que tous les détails se mettaient en place pour renforcer l’évidence... Il n’y avait pas moyen d’échapper à l’unique logique des choses et s’il en coûtait beaucoup à Holmes de le reconnaître, il ne pouvait tout de même pas nier que cet homme était bel et bien John Watson, SON Watson, son meilleur ami, son seul ami à vrai dire, son ... amant à deux reprises, mais surtout ... La personne qui comptait le plus à ses yeux, autrefois, maintenant et probablement à jamais. Personne ne le comprenait aussi bien que Watson, personne ne le supportait comme le faisait le jeune homme, personne au grand jamais n’avait réussi à percer à ce point sa carapace et parvenir à apprivoiser autant ce drôle de phénomène qu’était Sherlock Holmes. Il n’avait jamais laissé entrer personne d’autre que Watson, ce préfet stupidement parfait, gentil garçon, beau, brillant, sportif et par-dessus tout doté d’une patience incroyable ... Mais décidément, dans toutes leurs différences, ils s’étaient attachés à l’autre d’une façon complètement indescriptible, et ... et voilà où ça les avait menés. Holmes ne pouvait dire qu’il était mécontent de revoir Watson, c’était même tout le contraire, d’où le besoin de fuir, de s’éloigner avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’il n’en ait plus la force et que le pire n’arrive... encore...

Il n’eut pas le temps d’aller bien loin. Deux mains s’emparèrent de lui et sans ménagement le tirèrent en direction du mur. Sans que Sherlock n’arrive à faire quoi que ce soit pour se dégager, son dos heurta celui-ci et il fit face à un Watson assez en colère, chose qu’il n’avait eu que très rarement la chance, ou le malheur ? de voir. Cette promesse de Watson, exprimant qu’il ne s’en sortirait pas comme ça, fit froncer les sourcils de l’homme qui chercha à se défaire de son emprise d’un coup sec en grognant à son tour, comme pour démontrer sa désapprobation. S’il avait l’espoir de s’en sauver, ce ne fut que de futiles pensées qui s’évanouirent dès qu’il sentit la prise se refermer sur lui. Watson avait tout de même été à la guerre et Holmes déglutit en s’avouant mentalement avec un brin de frustration qu’il avait sous-estimé sa force. S’il ne se voyait pas d’ailleurs entraîné bel et bien contre son gré en direction de ... d’un placard ? Le salopard...

Holmes détourna la tête dès que les premiers mots commencèrent à s’abattre sur lui, offrant à Watson une jolie vue de son profil alors que l’homme essayait d’éloigner le plus possible sa tête sans vraiment lâcher son ancien ami de vue, l’observant toujours malgré tout du coin de l’œil. Non, il n’avait rien à dire, il n’avait pas à s’expliquer, il ne lui devait rien. Il lui avait envoyé une lettre, il lui avait dit qu’il n’était pas doué pour ça, et dès le début Watson savait à quoi s’attendre avec lui. Il n’était pas comme tout le monde qui a un tas d’amis et exprime ses émotions comme si le monde entier avait envie de le savoir. Non, NON, il ne mettait personne au courant, il gardait tout pour lui, il se refermait sur lui-même et NON, il n’allait pas lui courir après comme un désespéré, il n’allait pas s’avouer cette faiblesse, ce fait qu’il s’ennuyait à mourir d’un autre garçon... Parce qu’il n’avait pas besoin d’amis. Parce que de toute façon, cela avait été mieux pour tout le monde qu’il coupe les ponts.
Watson était en colère contre lui et lui faisait tous ses reproches, mais Holmes restait obstinément silencieux, toujours aussi orgueilleux, aussi tenace, il ne semblait pas prêt de flancher, de succomber à la tentation de hurler à son tour, de se laisser atteindre par ces mots ... excepté qu’ils venaient le chercher malgré tout, allumer un feu en lui, un volcan qu’il croyait éteint depuis longtemps et qui se mettait de nouveau à cracher des étincelles ... Mensonges!! Watson ne s’inquiétait pas. Personne ne s’inquiétait jamais. Il n’était que furieux de ne pas avoir eu plus d’explications, mais ce n’était pas la faute de Sherlock s’il avait été trop aveugle, trop obstiné pour s’ouvrir les yeux sur la vérité! Il n’avait juste pas compris la logique des choses, avait refusé de voir les choses en face : Peu importe à quel point la balade avait été géniale, il était temps de descendre du train et se rendre à l’évidence, qu’ils n’avaient pas du tout la même destination et que ce n’était qu’un bref croisement de leurs chemins. Ceux-ci s’étaient séparés et ce pour une raison! Des pensées pour lui, il en avait eu des tas. Tous les jours au départ, toutes les heures, toutes les cinq minutes. Ce premier mois, alors qu’il avait passé la plupart de son temps à l’hôpital, il ne faisait que cela, songer à lui. Se torturer l’esprit encore et encore, s’inquiéter pour un rien, se surprendre à prier, lui qui avait déjà bafoué toute religion... Se languir de sa présence. Il avait fait cela pour leur bien. Watson ne comprenait pas, ne voulait pas comprendre... et le voilà qui le traitait d’égoïste, pauvre innocent à l’esprit si étroit, il était pourtant brillant mais pouvait parfois faire preuve d’une telle stupidité que cela en était affligeant, et le regard perçant de Holmes se rabattit sur lui avec une intensité surprenante, le feu brûlant dans ses yeux alors qu’il lâchait d’une voix aux accents furieux :

- You want to know why I did that?! Because he was harming you! Because that bloody son of a bitch was fucking HURTING YOU and I just couldn’t let that happen aga—

Il fut stoppé dans ses mots par l’expression de Watson qui changea du tout au tout, alors que Holmes se sentait plaqué un peu plus violemment contre le mur et qu’un hoquet de surprise lui échappait. La colère traînait toujours sur les traits de l’homme qui lui faisait place, malgré tout grandement remplacée par une autre émotion que Sherlock n’arrivait pas complètement à identifier. Il allait reprendre, désormais bien lancé, allait lui balancer à la figure qu’ils ne pouvaient pas être amis, que c’était faux de se berner d’illusions et de croire à un futur où ils étaient tous les deux ensemble, because it was wrong. Dangereux.
Peut-être Holmes avait-il été marqué par les évènements un peu plus qu’il ne voulait se l’avouer, plus qu’il ne s’en rendait même compte. Il ne se souvenait que trop bien de l’état dans lequel il avait été pendant si longtemps. Il n’en dormait plus la nuit, et lorsqu’il parvenait à fermer l’œil, c’était pour faire d’affreux cauchemars qui le laissaient humide et tremblant, sans présence forte et rassurante pour lui donner un bain et le remettre au lit. Les infirmières avaient beau faire leur possible, ce n’est pas comme si elles y changeaient grand-chose ... Il ne mettait aucune confiance en elles et elles arrivaient à peine à le calmer. Sous ce tout nouveau souvenir, la colère refit surface et il lutta violemment contre les bras, contre le corps qui le retenait, ignorant les pupilles claires désormais si assombries du docteur.

- Vous me traitez d’égoïste mais regardez-vous un peu! Vous ne pensez qu’à vous et votre petit bonheur, vous auriez voulu garder mon amitié pour toujours et à jamais, mais imaginez un peu ce que MOI j’ai dû endurer! Maybe my brother freaked out, when I came back!? Maybe because I couldn’t move my arm at all anymore!? Maybe because I got out of the train bleeding and crying my life out!? Maybe because the— Will you stop pushing me you arsehole!? —the full recovery, autant physique que psychologique, m’a pris un mois!?

Holmes avait à peine fini a phrase qu’il sentit son pantalon lui être arraché avec brusquerie, lui faisant pousser un petit couinement surpris. Il referma instantanément les mains sur les biceps de Watson, serrant, son visage prenant une toute autre expression, beaucoup moins sûre d’elle, plus effrayée, la colère ayant déserté ses traits aussi subitement qu’elle était apparue. Il chercha instantanément à se débattre plus fort, plus violemment, voyant Watson qui semblait avoir complètement perdu l’esprit, de quoi le faire se tortiller dans la pénombre contre le mur froid, essayant d’échapper le plus possible au contact physique...

- W-Watson! What are you ... !? aboya-t-il d’un ton tout sauf convainquant, qui manquait atrocement d’assurance.

Le corps de l’homme était contre le sien l’instant suivant, peau nue contre peau nue, un glapissement s’échappant des lèvres de Sherlock qui se mit à murmurer à une vitesse folle, marmonnant toutes sortes de paroles quasi incompréhensibles alors qu’une certaine panique l’envahissait. Il n’allait tout de même pas... Il ne pouvait tout de même pas... NON!

- ... Watson ...

C’était encore plus bas, plus faible que sa toute première protestation. C’est que la bouche de monsieur s’attaquait désormais à son corps, s’amusant de sa chair comme il le voulait bien en mélangeant dents et langue, morsures et caresses, la chaleur enflant lentement, couvrant sa peau, son souffle se faisant déjà erratique, son corps se détendant malgré lui, malgré que sa poigne sur les bras de son ami n’était pas prête de se relâcher... Quelque part en lui, quelque chose se réveillait, quelque chose ne demandait que ça, que de perdre complètement l'esprit pour quelques magiques instants, où plus rien n'importerait... et malgré tout ...

- D-Don’t ! Don’t you dare do this to me, aaaah, W-W-Watson, what do you think you’re, haaaaan, mmmmm, doing!?
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Ven 9 Aoû 2013 - 13:43

Il ne l’écoutait pas, c’était un peu plus évident. Tout comme ne portait-il attention à rien, tel ses tentatives de se débattre. Il aurait beau, Watson avait de la volonté, et peu importe, il ne sortirait pas d’ici sans qu’il ne le veuille et ne lui permette avant toute chose. Tout comme aurait-il beau lui balancer ses mots à la figure… Il n’en avait rien à faire. De toute manière il semblerait bien que tous deux étaient partit pour traiter l’autre d’imbécile, pour ne pas comprendre la logique de leurs dires, et pour tenir leurs point. Watson n’arrivait pas à voir le sens de ses explications… Son père simplement son père… Cela n’était arrivé qu’une seule fois, cela n’avait été qu’une punition à ses yeux, un mauvais moment à passer, à digérer. Ils auraient pu se revoir… Mais Holmes, celui qui ne disait jamais rien de ses sentiments, de ses états d’âmes, celui qui en faisait à sa tête… Il ne lui avait rien dit, pas laissé le moindre indice. Il avait décidé pour les deux, sans que Watson n’ai son mot à dire, sa chance de lui faire changer d’idée, de lui démontrer que tout s’arrangerais… Qu’il ne fallait que laisser du temps au temps…

John ne comprendrais pas non plus comment Holmes aurait pu arriver à de telle conclusion, qu’il n’était qu’un égoïste pour l’avoir voulu pour les mauvaises raisons. Ses dires n’avaient aucun sens, de penser qu’il avait voulu le garder simplement pour combler son petit bonheur… Alors qu’il n’aurait voulu le garder que parce qu’il tenait a Sherlock plus que tout au monde, parce que ce lien qui les unissait l’avait toujours fasciné… Ce lien fort, qu’il avait cru indestructible…. Le lui arracher avait été certainement l’une des pires choses qui lui eut été d’arriver dans sa vie… Il avait eu cette impression qu’une partie de lui l’avait quitté lorsque s’en fut terminé, un vide l’habitant… Et qui semblait si étrangement revenir… Quelque chose se passant en lui, sans qu’il ne comprenne vraiment. Mais avait-il seulement la tête à tenter de comprendre? Avait-il seulement la tête à tenter d’écouter?

Non, pas le moins du monde…. Les paroles n’étaient que bruits agaçant à ses oreilles, un « Blah blah blah blah » ne parvenant à son oreille. Il n’avait qu’envie que de le faire taire… Mais il se trouva que Holmes ne le pouvait décidément pas… Il décelait tout de même le ton des sons, rien qui n’arrivait à mettre un frein à ses envies… Il n’enregistra que ses plaintes si magiques à ses oreilles, qui ne faisaient que l’activer un peu plus, qui ne faisaient que lui en demander plus… Encore plus… Il faut croire qu’il avait complètement perdu la tête, entendant et comprenant ce qu’il voulait bien. Il ne perdit pas une minute de plus, laissant Holmes tranquille de ses traitements, pour le, le voilà glissant ses propres doigts dans sa bouche avant de les glisser, ailleurs… Il fallait bien prendre un peu de précaution, malgré que cette étape ne se fasse cette touche d’empressement. Omis cette fois, il en avait rien à faire de procurer de la douleur à Holmes… Autrement il aurait pris plus son temps enfin… Peut-être. Chose qui n’était pas le cas présent, Watson s’étant transformer en être bestiale, qui n’avait que ce désir brutal de se reproduire sauvagement. Le poussant vite à retirer ses doigts et à enfin faire son entrée accompagnée de ce grognement aux touches menaçantes. Mais pourtant il ne bougea plus, se retenant corps et âmes un instant, semblait laisser un peu de temps à Holmes de s’habituer à cette présence… Avant d’enfin commencer son étape de soulagement, reprenant ses activités premières contre les épaules de l’homme. Il s’agrippait à sa hanche d’une main, alors que son autre avait décidé de s’occuper doucement, presque agacement de cet endroit si spécial ou le sang pouvait s’y affluer.
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Ven 9 Aoû 2013 - 19:01

Ah, très malin, bien sûr, faisons la sourde oreille, n’écoutons pas ce que Holmes a à nous dire car c’est tellement logique, brillant, remarquable! Ne l’écoutons pas car il a raison, ignorons-le parce que ce serait désolant de devoir admettre que nous avons tort! Non décidément, le fait que Watson ne prête absolument aucune attention à ce qu’il disait agaçait Sherlock au plus haut point. Il suffisait de le regarder aller, ses traits ayant retrouvé de leur fureur dès qu’il n’eut pas obtenu la moindre réponse. Le voilà qui était tombé en mode défensive, serrant les dents en tentant quelques prises sur Watson, enfin, plutôt, songeant un bref instant à utiliser quelques techniques d’auto-défenses... qui risqueraient de blesser l’homme ... chose qu’il ne voulait pas forcément, non... Impasse. Il ne pouvait pas lui disloquer la mâchoire comme ça, ce serait certes efficace, mais complètement barbare et injustifié, et Holmes ne prônait que la justice après tout ...

- Watson, I warned you Watson, ne m’obligez pas à—Oh, OH Dear Lord …

Sherlock aurait peut-être dû porter un peu plus d’attention au moment où Watson enduisait ses doigts de salive, mais sur le coup, en le voyant les porter à sa bouche, il n’avait pas réalisé. Maintenant que ces-dit doigts titillaient un point particulier de son anatomie, ils avaient toute son attention. Réflexe premier de son corps, il se tendit d’un seul coup et resserra les muscles le plus possible, comme si ce geste pourrait garder Watson à l’extérieur. Pensée idiote, mais son esprit logique n’avait plus grand contrôle sur quoi que ce soit, ni sur son corps, pas plus que sur la situation. Le mode panique peut nous faire faire bien des choses, lorsque l’instinct embarque et la raison nous quitte ne serais-ce qu’un instant. Eh bien le corps de Sherlock, rejetait l’intrusion de toutes ses forces. Il luttait contre chaque millimètre qui s’enfonçait en lui, comprimait les doigts qui se frayaient un chemin de force comme si la contraction des muscles leur barrerait la route, et ça faisait mal, dieu que ça faisait mal. Les dents serrées, Holmes rejeta la tête vers l’arrière, se pressant plus fort contre le mur en tâtonnant de ses doigts, cherchant une prise quelconque, tentant de s’accrocher malgré que ce soit impossible, ses doigts se refermant à répétition dans le vide alors qu’il semblait en proie à une douleur qu’il voulait contrôler le plus possible. Il se refusait d’admettre que la friction, chaude, même brûlante, douloureuse, n’était pas aussi désagréable qu’il ne voulait se le faire croire. Watson le forçait à cela, Watson le blessait, intentionnellement, Watson ignorait ses refus et complaintes et il devait être furieux contre lui, il l’était, il lui en voulait à mourir, n’est-ce pas qu’il le détestait profondément, qu’il ne lui pardonnerait jamais ce... Oh, haaaaaan, oh encore, juste là, oui ...

- S-Stop it ...

DON’T TOUCH THE SWEET SPOT.

- Je me verrai obligé d’employer la force, Watson … Sherlock tenta de le menacer, le tremblement de sa voix encore un peu trop perceptible malgré ses efforts.

Et ça n’en finissait pas de brûler, plus Holmes luttait et plus sa douleur se décuplait, si bien qu’au final, lors d’un mouvement un peu plus brusque, un sanglot étranglé lui échappa et il arrêta toute forme de résistance, toute tentative pour échapper au contact. Il appuya sa tête contre le mur, la respiration haletante, essayant de détendre ses muscles au maximum et accepter chaque nouvelle poussée des doigts de John en lui, les accueillir comme si leur présence ne le dégoûtait pas, les laisser le préparer à la va-vite... Quel autre choix avait-il ... ?

On pu sentir le moment où il sembla renoncer, abandonner toute défensive and simply take it. Il avait semblé se rendre à l’évidence, ou du moins abdiquer pour s’éviter plus de mal que nécessaire dans le processus, et il ne tarda d’ailleurs pas à se féliciter de l’avoir fait.

C’était ... violent. Aucun autre mot ne vint à l’esprit de Holmes lorsque les doigts firent place à quelque chose d’avide, quelque chose de plus gros qui trouva malgré tout son chemin jusqu’au plus profond de lui, le déchirant de l’intérieur, semblant se moquer de la ridicule préparation à laquelle Sherlock avait eu droit. Et pourtant, son vocabulaire ne tarda guère à s’enrichir de "douloureux", "horrible" ..... "Plaisant".
Comme si quelques secondes de plus ou de moins allaient changer grand-chose. Il était pratiquement impossible que son corps s’ajuste suffisamment pour faire disparaître le mal. Parce que le mal, il était déjà fait. Parce qu’ils – Que Watson – avaient bâclé les préliminaires et que Holmes s’était débattu comme un diable. Il encaissait une brûlure constante, et l’accueillait à bras ouverts, chaque mouvement était plus pénible encore que le précédent mais les gémissements qu’ils tiraient à l’homme montaient d’un ton et puis d’un autre, le trahissaient, exprimaient tout à la fois, pleasure and pain, colère aussi probablement. En quelque part, oui, Sherlock lui en voulait de ne pas avoir attendu son consentement. Il lui en voulait, mais nous savions tous que ce n’était pas très sérieux ... Que ce n’était que Sherlock faisant un peu l’enfant, qu’il se défâcherait bien vite ...

Les mains de Watson sur son corps, sa bouche qui couvrait ses épaules de baisers et de morsures... Les va-et-vient profonds qui ne semblaient pas ralentir ... Holmes n’aurait jamais cru cela possible, mais contre toute attente et à sa plus grande frustration, le sang avait emprunté un chemin bien caractéristique vers le bas de son ventre et il sentait la sueur qui humidifiait sa peau chaude, son corps réagissant favorablement alors que ç’aurait dû être le contraire. Les mains moites, il s’accrochait comme il le pouvait à Watson, ayant durement passé un bras autour de ses épaules alors que son autre main s’agrippait à sa nuque, à ses cheveux, son visage s’enfouissant parfois dans son cou, le temps d’un bref instant avant qu’il ne rejette à nouveau la tête vers l’arrière avec une nouvelle plainte. Il était parfois difficile de dire s’il gémissait vraiment, c’est vrai, ou s’il sanglotait plus qu’autre chose, mais il serait complètement faux de dire qu’il ne prenait pas son pied. Il suffisait de le regarder aller pour comprendre que peu importe l’importance de sa souffrance, il semblait ne faire qu’un avec elle, la prendre toute entière, en venir à l’apprécier, et y trouver pleinement son compte.
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Sam 24 Aoû 2013 - 15:20

Évidemment Watson n’agissait pas avec le bon sens, ne faisant désormais preuve que d’animalité. Il n’écoutait plus, et comptant bien n’en faire qu’à sa tête. Et ce peu importe où cela le mènerais. Peu importe ce que Holmes pourrait dire ou tenter de faire. Il avait beau se débattre, du moins tenter de, cela ne résultait que l’homme ne fit que coincer et raffermir sa prise sur sa proie un peu plus.  Et son corps avait beau lui faire comprendre qu’il ne voulait rien savoir, le rejeter, lui offrir une résistance… Ce n’était pas cela qui allait non plus le ralentir. Il n’aurait pas le choix que de relaxer, et d’accepter. S’obstiner ne serait pas la meilleure des solutions, autrement il aurait mal. Il luttait, il le sentait plus que bien, l’homme ne faisant que mettre plus d’effort pour se créer un chemin, pour se l’ouvrir. Il était bien au courant de la douleur qu’il provoquait, des brûlures causées par la friction. Mais il continuait, car il était déjà trop tard pour reculer.

Il ne répondait toujours pas à Holmes, ignorant aussi aisément ses derniers dires prononcés, ses menaces qui au final ne s’exécutèrent pas. Il ne l’avait pas cru de toute manière, ou alors avait-il eut un doute qu’il oserait mettre ses plans en action. Et tous doutes furent vite évaporé, lorsqu’il eut sentit Holmes enfin se relaxer, détendre ses muscles qui ne lui offrirent plus aucune résistance. Il semblait se transformer en un pantin, désormais prêt à se laisser faire, à tout accepter. Juste à temps avant que John se dise au diable la préparation et décide pour Holmes que le passage devait être suffisant.

Il faut dire que violent était certainement le bon terme, le mot viol pouvait aisément s’y attacher. Venait-il d’ailleurs de ce mot? Je l’ignore. Enfin, étais-ce vraiment un viol? Rien n’était certain ici, hormis le fait clair que Holmes était forcé. Et qu’il semblait réellement mieux accepter le tout. Il était trahi par sa voix, qui n’exprimait pas que douleur, Watson l’entendait bien. Et pour une fois il porta une forte attention à tout ce qui pouvait bien sortir de sa bouche, voulant en entendre plus, plus fort. Chose qui le poussa à se rendre plus loin, plus vite, ce mettant lui de même de la partie, ayant depuis longtemps oublié là où ils se trouvaient. Oublier, ou n’en avait-il rien à faire…. Toujours est-il qu’il eut fini par remarquer et sentir que Holmes y prenait plaisir au final, s’accrochant à lui, allant jusqu’à enfouir sa tête au creux de son cou, le temps d’un instant.

Le temps pour lui de prendre une bouffée de cette odeur qui lui rappelait tant de souvenirs, qui donnait ces autres raisons aux battements accélérés de son cœur. Il retrouvait ce qui lui avait été arraché depuis toutes ses années, faisant le plein sur cette lacune qu’il avait longtemps ressentit au plus profond de lui. Jusqu’à ce qu’il parvienne enfin à avoir oublié cet être. Par la faute des années passés, les événements, il avait fini par lâcher le morceau. Et maintenant qu’il le retrouvait, il ne comptait pas le laisser partir. Il avait eu cette petite peur, cette petite panique qui s’en était pris à lui en le voyant franchir les portes, fuir. Et pourtant il avait agis en contradiction à ce qu’il aurait voulu. Il n’avait pas voulu crier tous ces mots aux travers des oreilles de Holmes, toute cette colère et rancune. Mais tout n’était pas arrivé tel que prévu, poussé par qui, par quoi, il ne savait pas, il ignorait lui-même comment il en avait pu venir là, ses propres comportements le troublant. Il se laissait pourtant guider par ce qu’il ne comprenait pas, qui l’amenait à se rendre toujours de plus en plus loin, à franchir ces pas vers la ligne d’arrivée. Qui ne s’emblait pas tant loin, lui qui restait dans toute cette bestialité, ne faisant rien pour ralentir ce qui arrivait. Il le sentait s’approcher, connaissant assez bien les états de son corps pour se retirer juste à temps, déviant la trajectoire dans un dernier grognement.

Puis quoi? Puis… Rien… Il venait de frapper une sorte de mur, ignorant quoi dire ou quoi faire, restant simplement planté là dans un silence total, semblant retrouver sa raison, sa pleine conscience. Ce ne fut qu’à ce moment précis que la culpabilité l’envahis, cet air désolé, coupable se dessinant peu à peu sur ses traits. Il ne savait plus quoi dire, rien d’autre que…

-Je… Je suis désolée… Holmes…
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Dim 25 Aoû 2013 - 20:35

Holmes en était venu au stade où il ne cherchait même plus à s'en défaire. Il acceptait la pénétration du mieux que son corps le pouvait, serrant les dents lorsque la douleur se faisait plus forte et se gardant bien d'exprimer tout haut sa souffrance. Ses petits halètements douloureux n'en étaient pas moins audibles malgré tout, bas, étouffés, perdus parmi les gémissements de plaisir plus concret. Il ne servait à rien d'essayer de raisonner Watson, l'homme semblait avoir perdu toute raison et laisser libre court à ses plus sauvages instincts, dominé par ses pulsions et par sa colère, aveugle au mal qu'il procurait à son ancien ami ... ou alors s'en fichait-t-il tout simplement, Sherlock ne saurait dire.

Il leva une main question de passer sa manche sur son visage lorsqu'il se rendit compte que les traces humides sur ses joues ne pouvaient provenir que de ses yeux embués de larmes. Son visage jusqu'à maintenant si expressif se ferma durement et son regard se fit de glace, dès qu'il en eut chassé l'eau, froid et dur et pourtant fou. Cette lueur sauvage qui brillait au fond de ses prunelles, mélange de luxure et d'un sentiment plus profond, plus confus aussi ... Oh, comment pourrait-il seulement nier sa joie de revoir Watson et la bouffée d'amour qui s'était emparée de lui malgré tout, malgré les paroles dures et ce simili-viol brutal, malgré leur séparation et les souffrances partagées ? Comment pourrait-il faire abstraction des souvenirs qui affluaient simplement à toucher cet homme, le respirer ... ? ... NON. Son esprit logique tentait de fermer la porte aux sentiments, le rationnel voulant prendre le contrôle, ne laisser que la colère s'installer puisque c'était tout ce que Watson méritait, il l'avait bien cherché et c'était tout ce qu'il aurait ! Holmes cherchait tant à s'en convaincre...

Le plaisir montait, montait, et plus il se rapprochait du summum, plus il était dégoûté de lui-même. Que son propre corps puisse le trahir à ce point lui confirmait ses idéaux que les émotions n'étaient pas faites pour lui. S'attacher aux gens était trop complexe, les émotions défiaient toute logique et étaient contraires aux bons raisonnements, et il ne pouvait se permettre de les laisser prendre le dessus sur lui. C'était navrant... Un échec cuisant. Il n'arrivait pas à rester maître de lui-même à un point tel que la stimulation ne le fasse pas réagir ainsi ... Encore une fois, les sensations venaient contredire ses pensées et laisser entendre un tout autre message à Watson... Eh merde...
Close ... So close...

.... Shit.

Holmes ne pouvait pas dire ce qui était le plus douloureux, lorsque Watson se mouvait en lui où maintenant, alors qu'il s'était retiré. Il tendait à opter pour le deuxième, car le vide et l'absence de tout stimulation ne faisaient que laisser plus d'espace au mal qui en profitait pleinement. Il en aurait fallu juste un peu plus ... un ou deux va-et-vient de rien du tout, quelques secondes tout au plus et ça y était ... mais nan. Dégoûté. Au lieu de quoi il n'était même pas venu, mais en plus il souffrait le martyr et ses jambes refusaient complètement de supporter son poids. Il avait beau s'accrocher aux épaules de Watson comme si sa vie en dépendait, il ne tarda pas à se laisser choir sur le plancher, recroquevillé en position fœtale en grommelant tout bas des paroles incompréhensibles. Il ne se sentait pas bien, pas du tout. Entre la nausée qui l'avait lentement pris et l'engourdissement douloureux du bas de son corps, il ne savait plus trop où se mettre, et la honte se faisait plus forte que tout ... malgré son orgueil démesuré, il n'arrivait pas à contrer ce quoi que ce soit en lui, cette chose au plus profond de lui-même sur laquelle il n'arrivait pas à mettre de mots, mais qui jugeait bon de le faire pleurer un peu, question de relâcher la tension. Ainsi étendu sur le sol dans une position hautement inconfortable, ses joues humides, Sherlock s'accrochait aux dernières miettes de sa dignité et releva le menton dans un geste de pure provocation, une moue aux lèvres.

- Go fuck yourself.

Sa voix était basse et rauque, à peine plus forte qu'un murmure.
Voilà ce qu'il en pensait de ses excuses. L'instant d'après, il remuait en grimaçant jusqu'à parvenir à se retourner question de faire dos à Watson et lui démontrer bien comme il faut ce qu'il pensait de tout cela. Il avait l'impression d'une sorte de trahison. Il avait mal et ça le dépassait complètement. En même temps, il mourrait d'envie de se réfugier dans les bras de Watson, se serrer contre lui et ne plus jamais le quitter... Ces confusions l'épuisaient et il abandonna toute idée d'essayer d'y faire un tri. Il ne bougea tout simplement pas, ne se résignant même pas à s'aider de sa main question de se finir. Il resta tout simplement là, nu, meurtri et certainement blessé dans son orgueil beaucoup plus qu'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Sam 21 Sep 2013 - 20:10

Dire qu’il avait merdé, serait un terme bien faible, oui. Il était coupable, d’un acte plus que grave à ses yeux, s’en rendant complètement compte désormais. Il s’en voulait, terriblement, plus qu’il ne le laissait paraitre, les  mots manquant pour définir à quel point. Il s’était laissé emporter, trop faible pour se retenir, pour entendre raison, ayant écouté le diable plutôt que l’ange…  Il n’avait pas voulu faire le moindre mal à Holmes, loin de là, et le voir s’effondrer sous son regard, prendre une telle position lui fit d’autant plus mal. Il se protégeait, s’enroulant dans ce cocon invisible, sous l’intention de mettre un mur entre eux. Et plus cela allait, pire Watson se sentait, ayant bel et bien démolis cet être. Si seulement il l’avait pu, il aurait reculé le temps, pour se retenir, pour de meilleures retrouvailles. Ou tout simplement au temps de leur adolescence, pour l’empêcher de partir…. Ô combien aurait-il se permettre d’être le pire des égoïstes, et le garder à tout jamais. Mais rien de tout ceci n’était arrivé, et désormais il avait tout gâché, et ce royalement.

Il croyait dur comme fer que toutes chances n’existaient plus. Une chance de se racheter, de se faire pardonner. Mais ce n’était pas pour autant qu’il allait partir, loin de là. Jamais n’oserait-il le faire, et encore moins le penser. Holmes avait besoin d’aide, démolis par sa faute, dans un si piètre état. Il fallait qu’il ramasse les morceaux, et tente de les recoller. Du mieux qu’il le pouvait… Ou alors trouver l’aide, cette personne qui le ferait… Car bon, il s’attendait déjà à se faire violement repousser, à se faire dire les pires insultes, et encore… Convaincu du pire. Après tout ce qu’il venait de faire….

Il s’agenouilla près de Holmes, son propre cœur brisé, poignardé par la scène. Il ignorait quoi faire, sinon l’approcher sans la moindre brusquerie, avec douceur, toute celle qui aurait pu lui donner. Il murmura son nom, presque en murmure, de son ton tant désolé, blessé par lui-même, un peu tremblant même. Il n’avait qu’une envie et s’était de le prendre dans ses bras, de le serrer si fort. Qu’un vouloir qu’il garderait pour lui, pour le moment, sachant bien qu’il était déjà assez fou d’y avoir seulement songé. Il osa cependant effleurer ses doigts contre son épaule, les enfouissant doucement, avec légèreté dans sa chevelure, un peu comme un réflexe qu’il avait toujours gardé… Caressant sa tête, se souvenant ô combien pouvait-il aimer cela, surtout lorsqu’il avait besoin de réconfort.

-Holmes… I’m so sorry… I…

Il se tut, ne sachant quoi dire de plus, aucun mot de pouvant le sauver, racheter son pardon. Et puis il y avait cette boule dans la gorge, qui coinçait son œsophage, l’empêchant de parler, sous peine de voir ses yeux rencontrer ce brouillard.  
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Jeu 3 Oct 2013 - 22:13

Ce n'était pas son Watson, c'était impossible.
C'était tout ce que Sherlock arrivait à se dire, en cet instant. Rien dans ces précédents agissements ne ressemblait à son ancien meilleur ami, à John Watson l'incroyable préfet, le brillant élève, le talentueux joueur de foot et par-dessus tout, le meilleur des amis qu'un adolescent pourrait avoir ...Rien du tout, ou alors peut-être son raisonnement était-il influencé par sa panique du moment ... Holmes n'avait jamais été très confortable avec les contacts humains dans une trop grande mesure. Il n'était pas doué avec les émotions et semblait manquer cruellement de capacité à se montrer empathique, d'où on le désignait parfois de sociopathe. Ce n'était pas tellement sa faute, il avait simplement une difficulté là ou la plupart des gens s'en tiraient très bien : Interagir normalement avec les autres. Respecter les normes d'une communauté. Comprendre que toute vérité n'est pas bonne à dire et que ses paroles ou gestes pouvaient parfois causer plus de tort que de bien. Plus particulièrement, il avait du mal à s'ouvrir et à laisser qui que ce soit s'aventurer, de près ou de loin, aux alentours de son cœur. Il l'avait fait une fois. Par de belles paroles et de l'attention, par la façon dont une personne en particulier l'avait traité comme garçon plutôt que monstre, comme prodige plutôt que freak... Il s'était laissé amadouer. Laissant des sentiments jusqu'alors un peu méconnus se glisser en lui, s'infiltrer en son cœur qui, honte à lui, ne semblait pas avoir la seule et unique fonction de pomper le sang question de le maintenir envie, et semblait pouvoir être aisément brisé par des moyens autres que purement physiques ... Qu'est-ce que Sherlock avait pu le regretter. Il s'était pourtant lui-même mis en garde contre la stupidité humaine, contre toutes ces émotions de pacotille qui ne servaient à rien d'autre qu'à se jouer de la rationalité ... Mais il semblerait que quelque chose, ou plutôt quelqu'un, avait réussi à percer les défenses du gamin qu'il était autrefois, et pour un temps, c’eut été la plus merveilleuse chose qui lui soit jamais arrivée. Jusqu'à ce que tout s'effondre, car ce genre de sentiment éphémère et trop vague n'est qu'un souffle fugace qui naît à l'aube avec la rosée et s'efface à la brunante, en emportant avec lui des parcelles de l'âme qui s'effrite tel le roc sous les vagues, endommageant un peu plus à chaque fois le petit être qui s'était laissé avoir. Holmes l'avait regretté.

Ou alors se méprenait-il encore. Qu'avait-il réellement regretté, dans toute cette histoire? Car du regret, il en avait eu, longtemps, beaucoup. Un mois, qu'il avait passé en convalescence. Un mois où il n'avait rien eu d'autre à faire que de réfléchir, un mois sans drogue ni distractions, sans Watson particulièrement, pour aider son esprit à s'apaiser... Il n'avait fait que cela, réfléchir, comme s'il ne le faisait pas déjà assez en temps normal. Il s'en était donné des maux de tête, à tenter de comprendre l'impossible, à mettre des mots sur le concept d'émotions alors que cette notion restait et resterait probablement toujours vague et à peine compréhensible ... Il en avait d'abord voulu à Watson, de l'avoir impliqué dans toute cette histoire rocambolesque, mettant la faute sur son dos car il fallait bien un coupable là-dedans, et John était le responsable tout trouvé. C'était lui, qui lui avait communiqué un peu de chaleur dès le départ, lui, qui avait caressé sa tête en lui disant qu'il n'avait pas à s'en faire, que tout irait bien, qu'il ne le voyait pas comme l'être mésadapté à éviter à tout prix. C'était sa faute à lui. Ou alors c'était la faute de ce directeur, qui avait imposé ce tutorat en premier lieu. Oui, il avait tout manigancé pour briser bien comme il faut ce petit caractère rebelle qui nuisait à la cote de son établissement, c'était sûrement ça. Mais cette hypothèse avait rapidement perdu de son intérêt, remplacée par la possibilité un brin effrayante que Holmes soit le seul et unique responsable de sa situation actuelle. Il s'était montré faible. S'il avait maintenu ses résolutions dès le départ, en ne laissant rien l'atteindre et en gardant la tête froide, rien de tout cela ne serait arrivé...

Au final, Holmes n'était jamais arrivé à une conclusion. Il s'était simplement dit que peu importe ce qu'il s'était passé durant ces quelques mois, il ne laisserait désormais plus une telle chose se produire. Tout allait très bien à vrai dire, il n'avait plus souffert à nouveau, jamais autant que ce qu'il avait pu endurer vers la fin de ses quinze ans, durant cette première moitié d'année scolaire il y a de cela de nombreuses années. Jusqu'à ... Jusqu'à il y a quelques instants de cela. Maintenant le voilà, étendu sur le sol en chien de fusil, à sangloter et se demander comment ils en étaient arrivés là. Cet homme n'était pas SON Watson. Il n'arrivait pas à le reconnaître, à réellement voir en lui tous les bons côtés de l'adolescent qu'il était jadis. Il n'avait vu que colère avant tout, colère et brutalité qui s'était déversée sur lui sans prévenir et le voilà tremblant sur le plancher d'un placard quelconque, à tenter de calmer sa respiration de plus en plus erratique question de continuer de percevoir la présence de Watson derrière lui, et capter ses mouvements par l'ouïe. Sherlock paniquait un peu, terrorisé à l'idée que tout ce qu'il avait tant chéri n'existe plus et qu'il ne reste que mépris derrière, que haine qui lui était destinée et n'avait pas encore fini de s'abattre sur lui ... Il ignorait même jusqu'aux excuses de Watson, son esprit trop affolé pour en prendre pleinement conscience... Tout ce qu'il captait, c'était qu'il s'était accroupis derrière lui, et sur le coup, ça ne lui fit qu'un peu plus peur, de sorte qu'il se cambra instinctivement dès que les doigts effleurèrent la peau nue de son épaule. L'instant suivant, il se relaxait dans le contact en laissant échapper une respiration sifflante, ne s'étant même pas rendu compte qu'il avait retenu son souffle.  S'il tremblait encore, ce ne fut que pour un instant seulement, car bien malgré lui, la main qui se glissa dans ses cheveux lui provoquant un bien-être quasi instantané. Cette caresse chaude et rassurante, toujours la même après toutes ces années, réconfort immédiat que Watson avait toujours su lui apporter ... D'entrapercevoir un brin de tendresse après toute cette brutalité, calmait peu à peu l'être en panique qui s'abandonnait de plus en plus au toucher et abaissait sa garde...
Holmes savait bien, en cet instant, que rien n'avait vraiment changé ...
Un petit ronronnement monta droit de sa gorge, un bruit sourd de contentement qui lui échappa tout naturellement alors qu'il pressait sa tête à la rencontre de la main de Watson ...
Son Watson, rien qu'à lui ...
Comme avant...

Il ne se rendit compte qu'il avait arrêté de pleurer que lorsque ses larmes recommencèrent à couler à nouveau. Eh misère, il se sentait à nouveau comme un gamin de quinze ans, empli d'insécurités et de craintes, cherchant avant tout à être consolé et aimé... Watson lui avait donné l'affection dont il avait toujours cruellement manqué. Il avait toujours été là, et Holmes réalisait à présent qu'il était celui qui avait été idiot, de mettre abruptement fin, et ce sans prévenir, à toute cette belle amitié. Il avait pris peur, lui qui se tenait fier et droit, la tête haute, devant les plus grands défis, s'était rapidement démonté devant un père trop brutal et avait réagit au quart de tour, en négligeant complètement d'en parler avec John avant et tenter de régler les choses ... Qu'est-ce qu'il avait pu être idiot ....

Sa lèvre inférieure un peu tremblotante, il se retourna lentement, grimaçant un peu, essayant de s'éviter avant tout trop de douleur dans son changement de position. Dès qu'il fit face à Watson, sa main toujours contre ses boucles brunes, il referma sa main sur la chemise de celui-ci et fit l'effort de se redresser suffisamment pour se presser contre l'homme du mieux possible, s'accrochant à lui dans une solide étreinte en murmurant tout bas, sa voix rauque et à peine audible:

- I missed you...
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MessageSujet: Re: Sweeter than Heaven and Hotter than Hell Part.2   Dim 8 Déc 2013 - 23:29

Les derniers moments passés lui martelaient la tête, encore et toujours. Ce n’était pas lui, tout ça. Cette personne qu’il eut été en un long instant, emplis de colère, qui ne voulait rien entendre, qui ne laisserais pas la moindre chance. Qui avait fait d’un être humain sa proie, sur laquelle se défouler, une cible à détruire. Une faiblesse? Ou alors fut-il trop pour lui… À prendre d’un seul coup. Certainement les deux, le second, provoquant le premier. Pour qu’il en vienne ainsi, à ne point avoir été apte à garder son sang-froid, le contrôle de son propre corps. La parole, le temps, aurait dû être de mise. Mais il faut croire que cette option l’avait vite quitté. Que cette tempête d’émotions n’était pas tant une bonne chose pour lui. Tant de contradiction, tel le chaud et le froid se rencontrant, ce mélange de joie et de colère. Il retrouvait cet ami perdu, qui lui avait tant manqué. Il n’avait pu, se contenter de n’être qu’heureux à cette nouvelle, mais tout aussi bien se laisser emporter par quelques sombres sentiments. Car s’était bien là, le problème ; il lui avait manqué. Et ce terriblement, plus qu’il ne l’aurait jamais cru. Le temps règlera les choses, tu oublieras… Ce n’était pas vrai non. Le temps n’avait rien réglé, seulement peut-être un peu estompé. Mais jamais il ne l’avait oublié, souvent la nostalgie l’ayant pris, accompagné de cette envie de simplement regarder encore et encore les pièces qu’il lui avait écrit. Il n’y avait jamais compris grand-chose mais… C’était son écriture, cette encre et ce papier sachant le transporter dans ses songes, dans ses souvenirs. Non, il n’avait rien oublié, il avait simplement appris à vire avec ce fait… Et certes, abandonner cette idée d’un jour le retrouver. Le monde était si grand après tout, les chemins empruntés si nombreux, si différent…

Mais le voilà qui avait bien eu tort, trouvant toute fois le moyen de ne pas tant en être heureux. Il aurait ainsi pu éviter de le voir ainsi, de faire de pareilles choses, le rendre dans un tel état. Tout ceci par sa faute, sa seule et unique. Ô combien il s’en voulait… Le voilà bien impuissant, face à cet être blessé, tremblant et tendu. Lui offrant le peu de réconfort qu’il pouvait bien lui donner, pour tenter de l’apaiser malgré le mal qu’il lui avait fait. Il ignorait réellement à quoi s’attendre, un retour de situation peut-être, de mots plus brutale, une attaque bien mérité mais… Rien de tout ceci n’arriva. Il faut croire qu’Holmes eut tout de même réussit à le surprendre. Il le sentait se calmer sous ses caresses, ce fameux geste restant donc toujours aussi gagnant chez l’homme semblait-il, ce dernier allant même forcer un peu plus la rencontre de ses doigts. Un chat… Il était redevenu ce félin inoffensif, cette image qu’il lui avait si souvent donnée sans jamais le lui dire… Il adorait, ronronnait, se collait plus si possible…  Déjà le simple bruit chaud de la gorge suffisait à lui créer cette idée de chat. Ce point chez lui, n’avait toujours pas changé.

Il avait réussi, à lui créer ce bien mince sourire malgré tout, qui ne dura que le temps d’un souffle. Que le temps de recroiser ce regard, de nouveau remplis d’eau. Tout de ce visage lui créèrent un pincement au cœur, ne devenant que plus violent plus il osait regarder. Et malgré tout, il n’arrivait pas à s’en défaire, à laisser ses prunelles quitter ce visage qu’il avait connu plus jeune, désormais vieillis par le temps, les années. Il le laissa faire, prêt à tout comme à rien, ignorant ses pensées, ses idées, ses vouloirs. Qui s’avéraient plus doux qu’il ne l’aurait cru. Il ne cherchait pas à fuir, ni à le repousser, ne l’usant pas tel un appui. Il s’accrochait, il resterait… Ses résistances lui furent faibles, ces mots, ses gestes provoquant en lui ce besoin de le tenir, de le serrer fort, tout en gardant une certaine douceur. Le garder ainsi dans ses bras, longtemps, avait-il seulement le droit d’y songer? Cette touche de peur se faisant ressentir, la crainte de le perdre de vue à nouveau, de le voir partir…

-I missed you too…

S’il y avait bien une chose qu’il ne pouvait savoir, ni deviner, c’était bien cela. Mais encore, peut-être pourrait-il en rester surpris. Cet être débordait toujours autant d’intelligence, de spontanéité, d’impulsivité, remplis de surprise comme toujours, il ne présentait.

-I’m not asking for forgiveness… Because I know, that I won’t have it… We cannot accept the apology of a monsta after oll…. It just… I… I’m so sorry Homes… Je ne voulais pas… I don't know what came over me….
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